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2016-01-11

Rien à voir: La mauvaise soirée de Denzel Washington.



La prochaine fois, je prends le bateau pirate.


Rien à voir mais justement il n'y avait rien à voir hier soir à la télé.
Un bon vrai dimanche de janvier.
On a décroché les guirlandes, éteint les lumières de la fête, et les épaves de sapin jonchent les trottoirs, tandis que certains chrétiens s'étouffent des restes de galette des Rois.
Météo dégueu et température au sol qui donnent envie d'aller voir ailleurs.

Mon idée d'une soirée reposante aurait pourtant pu très vite virer au cauchemar.
Et malheureusement ce mauvais rêve avait un visage: celui de  Denzel Washington...


Vous connaissez cela, hasard de programmation ou pauvreté d'imagination, les chaînes concurrentes et néanmoins  ennemies nous proposent souvent une star hollywoodienne en multiplex.

Il y a les soirées Jennifer Aniston,  les soirées Tom Cruise, les soirées Julia Roberts ou les soirées Bruce Willis.

Bruce, justment qui tentait de prouver une nouvelle fois sur 6ter (la chaîne  cadette) qu'il était incassable.
Pourtant, je me suis cassé rapidement pour voir l'un des deux films ayant pour acteur principal le très talentueux Denzel, qui aurait dû s'appeler Diesel Washington, tant on sent toujours chez lui qu'il en garde toujours un peu sous le capot.

Comme cette voiture banale et banalisée, dans laquelle il zône avec Ethan Hawke en début de Training Day sur Numéro 23 (la chaîne qui se cherche encore un nom), dans des rues infestées par des gangs en manque de sommeil.
Dans la mesure où Ethan a une femme et une fille en bas âge, on sent déjà que tous les ingrédients son réunis pour finir la soirée à la morgue.

Je zappe donc fissa sur l'autre film, Flight , sur TF1 (la chaîne qui a gagné à Monopoly).
Denzel y interprète un pilote de ligne qui entre deux rails et trois vodka, réussit à sauver la plupart de ses passagers suite à un vol catastrophique.

L'idée intéressante du film de Robert Zemeckis étant que son acte héroïque va attirer l'attention sur sa vie dissolue, à l'heure de calculer qui va payer combien.

Autre héroïne du film, qu'elle prend d'ailleurs par injection, Kelly Reilly nous fait une petite overdose sur son parquet, tandis que l'avion, lui aussi, pique du nez.

Après s'être retourné la tête la veille, Denzel retourne à nouveau l'avion, qui volait sur le dos depuis quelques minutes, et qui vient brouter l'herbe en plein champ.

Denzel se réveille à l'hosto le soir du crash, et comment dire, même s'il a sauvé 96 des 102 passagers, on sent que pour lui, le mauvais rêve est loin d'être fini.

Il le sent aussi, et va fumer une clope dans les escaliers de secours, où il trouve Kelly qui fait pareil.
Ils sont vite rejoints par un malade en phase terminale, et je vous laisse regarder la suite, parce que moi, c'est là que j'ai éteint la télé.

N'étant pas à la base aérienne, un grand fan des vols dans l'absolu, je me suis pourtant infligé la scène du crash plutôt réussie.
Mais comment vous dire, les conversations de couloir d'hôpital, avant on l'imagine, les couloirs du palais de justice où le pauvre se fait réduire en charpie par des requins représentant les compagnies d'assurances, la compagnie aérienne mais un peu relou, et toute la compagnie des parties civiles, ce n'est pas exactement l'idée que je me faisait d'une soirée paisible  pour me faire oublier mes tracas d'hiver.

Je suis certain que le film est pas mal, mais je veux me faire du bien.
Bien sûr, essayer de se vider la tête est un défaut très banal, mais on a le droit de choisir sa substance, et ce n'est pas forcément une drogue dure, et pas forcement un film déprimant.

Voilà pourquoi j'ai cette fâcheuse tendance de revoir certains films, comme on commande un peu toujours le même plat chez le vietnamien, ou comme on refait un peu toujours la même ballade en forêt, rassuré qu'on est d'en connaître le dénouement heureux.

Cette faiblesse, cette mollesse d'esprit même demande pourtant l'indulgence du jury:
On peut être curieux de nature, voyager en permanence dans son quotidien, adorer goûter à l'inconnu, et de temps en temps, surtout un dimanche de janvier, avoir envie de faire escale dans une île paradisiaque, une maison en Italie, un château en Espagne ou plus simplement une planète imaginaire, et dans tous les cas, d'y contempler les étoiles, même quand la pluie frappe les carreaux.

Je n'ai donc pas attendu que le beau Denzel enlève son pansement à l'oeil, avant de s'y fourrer le doigt concernant la reconnaissance de la société face au mérite.

Je n'ai pas cherché à savoir si la guerre des gangs le ferait tomber sous ses tirs croisés, et je n'ai pas cherché à savoir si la Communauté de l'Anneau se reformerait encore sur France 2 (la chaîne qui porte bien son nom), vu  que je sais déjà que cette histoire là finit plutôt bien, tandis que Frodon s'éloigne vers l'éternité d'une île.
Et moi de trouver rapidement la possibilité du sommeil.

Rien à voir, mais ce que je voulais dire en fait, c'est qu'il n'y a rien de mal à chercher un peu de réconfort, de bonne compagnie, de chaleur humaine, ou d'avoir simplement envie de scier du bois en ce début d'année.
Avec toutes les aventures qui nous attendent au coin de la rue, les soucis qui suspendent leur vol mais jusqu'à quand, et les couloirs, tous les couloirs qui nous attendent, moi je dis:
Vivement la soirée Drew Barrymore...

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