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2026-02-02

02/02/26 : De Profil a vingt ans

 


Nouvelle jeunesse.



C'est officiel : De Profil a vingt ans.

Alors en cette année 2026, on va fêter ça dignement, avec  tambours et trompettes, avec magie et majorettes, avec panache et paillettes...

Terrain de Je :


Puisque tout le monde en a un... Cette phrase écrite il y a vingt ans a pris un sale coup de vieux.

Ceci n'est pas un blog, qui fait rapidement place à Stéphane Custers : De Profil,  naît donc à une autre époque.

Celle avant les réseaux soucieux, celle juste avant Facebook, avant Instagram et Twitter, bien avant X, Snapchat ou encore Tik Tok. 

On l'a dit précédemment, c'est une époque où, à part Myspace, l'espace d'expression sur la toile se résumé bien souvent à des blogs, ou à des sites préhistoriques. 

Le sous-tire en dit plus et long: le blog fait main et résolument optimiste  d'un belge qui vit entre Paris et Bruxelles, et marche nez au vent.  À cette époque, j'ai le cul entre deux chaises, ou plutôt entre deux Thalys. Entre deux vies très différentes. l'une à la télé, l'autre devant la télé. L'une dans les rues de Paris la semaine, l'autre dans les brocantes de Bruxelles le dimanche. L'une avec des gens très connus, l'autre dans le plus grand anonymat. 

Tout a changé, rien a changé dit la chanson, si ce n'est que je suis devenu parisien à plein temps. Aujourd'hui, je ne fais plus que croiser les célébrités dans la rue (Disneyland Paris comme j'appelle ça). 

Tout a tellement changé en vingt ans, des balbutiements du portable au smartphone, des emails d'antan aux appels visio de l'instant, et des messageries archaïques aux applications hystériques.

À cette époque donc, je m'ennuie, et le besoin de le dire de manière plus constructive s'impose à moi : Créer un blog, un espace personnel, un terrain de Je, où donner libre cours à mon besoin de m'exprimer, à mes coups de coeurs et à mes coups de nez, et même à ma créativité.

Démarche égocentrique avouée dès les débuts, mais revendiquée comme "pas que" : 

En effet, le souci de mieux dialoguer avec le monde qui m'entoure, qui me déconcerte, qui me heurte parfois,  et qui me fait marrer souvent, a toujours été au centre de mes préoccupations, et ce depuis ma plus tendre enfance. Ma première pièce de théâtre écrite à 10/11 ans à peine, "Stellie, l'oiseau stellaire", raconte comment un drôle d'oiseau réussit à se faire accepter auprès d'une communauté animale plutôt hostile. 

Pas complètement surprenant donc que j'ai choisi le flamant rose comme animal totem des années plus tard, et l'affublant d'un d à la place du t, dans la plus pure tradition duponesque, publié ici même Les Carnets du Flamand Rose, ou les tribulations d'un belge un peu gauche échoué sur la rive droite, et c'est aussi très naturellement que paraît sous le même titre, aux éditions du Karrefour, un recueil de textes issus du blog, et qui célèbre ses dix ans d'existence.


Labyrinthe Enchanté : 


Je ne compte plus le nombre de fois où on m'a posé la question : À quoi bon continuer? Et je ne compte plus non plus tout le bon que ça m'a fait de poursuivre ma construction du labyrinthe enchanté. La réponse n'a pas pris une ride, elle.

La pop-up culture et l'art de vivre nez au vent, vus par un optimiste subjectif.  La légende du blog a évolué. Le fond et la forme aussi. 

J'ai continué à explorer les musiques, présenté un miroir déformant de notre société au travers notamment de micro-fictions, et j'ai parfois mis le doigt dans le nez aux tristes sires. 

Donc oui, si j'ai continué cette activité pendant une vingtaine d'années, c'est avant tout pour moi, par besoin, par envie, par nécessité de dire, d'écrire, de dessiner, de coller, de caricaturer, de détourner, de déformer, de raconter des histoires et même d'inventer des mots.

Mais bien évidemment, tout le mérite en revient à toi, lecteur ou lectrice qui prend quelques minutes pour me lire. Sans toi, ce blog n'a aucun intérêt. Avec toi, il n'a d'autre intérêt que celui que tu y trouves.

Ces 20 ans, avec tout ce qui s'est passé dans ma vie, ce n'est pas encore un jubilaire, maos c'est jubilatoire. Ce n'est pas un anniversaire, c'est une renaissance, ce n'est pas un millésime, c'est une nouvelle jeunesse. Tout commence. 

Mais pour bien faire les choses, on va quand même revenir ensemble sur le passé.

Vous pouvez d'ores et déjà, si vous le souhaiter, vous perdre dans les dédales des label 10 ans et label 15 ans, qui vous donneront déjà une idée du chemin parcouru.


L'Odyssée de l'Esprit :


Car, au bout de vingt ans on ressasse un peu, la devise de ce blog restera toujours : 

Heureux qui communique, il fait un long voyage.

La curiosité permanente que ce blog entretien chez moi est salvatrice. On ne peut empêcher les années, mais si je suis parfois un peu largué des amarres, je continue à voguer joyeusement de découvertes en découvertes : 

Des monstres gentils, le chant des sirènes, un peu de magie et même l'oeil de Polyphème. 

Ce n'est pas la destination qui compte c'est le chemin, comme on dit tout le temps et partout (sauf dans les agences de voyage Sunny Dreams).

Et je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin. Je continuerai, tant que les Dieux de l'Olympe me prêteront vie (et vue), de construire ces dédales sans issue déterminée,  cabinet de curiosités virtuels, sons et lumières sur mes coups de coeur, mes coups de nez, et mes quatre cent coups.

Revisiter les mythes, les idées reçues, les romans de gare, les lieux communs, les classiques, les nouveautés, les archives, mon quartier, ma ville, et ailleurs.

Avec un ambassadeur extraordinaire depuis tant d'années: Le Flamand Rose (on en parlait), persona sans peur, sans reproches,  et surtout sans complexes. Mon avatar, mon double déformé et déformant, mais aussi formateur. Il n'a pas fini d'ouvrir son large bec...

Ce qui compte c'est aussi les mots pour le dire, les mots tiroirs, les mots clefs, les gros mots et les mots d'amour.

Les néologismes, les anglicismes, les belgicismes.

Entre mon amour des mots et celui des gens j'ai choisi : je suis infidèle.

Et pourquoi des majuscules à De Profil? Simplement parce que j'ai un grand nez.


Puisque plus personne n'en a un : 


J'apprends à vivre tous les jours. Je fais parfois mal, mais je fais de mon mieux...

Permettez-moi de vous remercier une énième fois pour votre regard, votre lecture, votre attention.

Et merci à tous ceux qui en vingt ans ont bon gré mal gré collaboré à ce journal intime et atypique :

Delphine Dupont, Dimitri Douard pour leurs portraits dessinés.

Antonin Guidicci, Raoul Dobremel pour leurs portraits photographiés.

Les éditions du Karrefour et les éditions Lamiroy pour m'avoir publié.

Laurent Goumarre et Stéphane Bern pour m'avoir vu et écouté.

Mes amis et ma famille pour m'avoir supporté.

Et toi, oui toi,  je ne dis rien, ça va de soi. 

Et aux anges : Maman, Papa, Esther et Georges, Renée et Victor, Stéphane, Manu, Fred, Yves-Alex, Vincent, Laure-Hélène, merci d'avoir croisé ma vie.


Ceci n'est pas un blog. Ce blog n'est pas une fin en soi, c'est un moyen. Un média.

Et Puisque plus personne n'en a un, je vais enfin être original, et continuer ad vitam aeternam...


Illustration: Dimitri Douard.





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