à vue de nez

007 (16) 10 bonnes raisons (45) 3 en 1 (7) à mon avis (19) A.R.T. (57) actualités (375) album du moi (23) Alice (11) amour guirlandes et ... (11) art de vivre (436) avant/après (16) awards (33) B.A. (1) back to the future (18) bilan (28) Björk (14) Bowie (19) breaking news (157) Britanny: le roman photo (35) Bruxellesmabelle (21) buena vista social network (20) c'était mieux avent (120) calendrier (46) Cannes (38) cinématographe (270) clip vidéo (195) cocoon (5) collages & médias (42) comme un dimanche (3) comme un garçon (10) compils anonymes (35) coup de nez (20) courrier des lecteurs (17) Custers (53) daily gotham (9) de face (291) de profil (309) disques (418) Empire Of The Sun (18) en boucle (157) En Mode Dépêche (1) exclusif (143) fais moi une scène (1) festivités (28) films classés sans suite (3) flamand rose (85) Gainsbourg (14) Game Of Thrones (41) glee (6) Goldfrapp (5) Grace Jones (11) Hunger Games (11) J'ai 10 ans (12) Jukebox (23) La Famille Colin (20) lapin blanc (11) Les Favis (Fashion Victims) (21) livre d'images (13) ludothèque (49) Martin Parr (6) mashup de sosies (3) même pas vu (8) Michel Gondry (8) Miss Monde (14) modes et travaux (185) mon oeil (2) ne riez pas (63) news from mars (6) Ornicar (5) Oscar and The Wolf (5) Paradis (8) Parismonamour (22) pas vu à la télé (5) photo (1) photo de groupe (59) photographie (302) pieds poules (97) piqûre de rappel (2) playmobil (9) Polyphème (105) portrait pas chinois (10) pubs en tubes (6) quelle histoire (10) question (22) quotidien des héros (6) réclame (70) Religion cathodique (159) RHOBH (15) rien à voir (20) Róisín Murphy (36) saga (29) science fiction (49) sex & the city (13) sondage à deux balles (7) sport (49) Star Wars (49) streetart (23) téléviseur (185) top of the posts (24) tortilla de patatas (14) Twin Peaks (28) us et coutumes (103) Valentin (57) VHNBKBTRS (3) weekendpedia (4) Woodkid (12) Yan Wagner (9)

2014-06-11

Religion Cathodique: L' Amour est (partout et aussi) dans le pré.



L'amour est dans la vache.

M6 vient de lancer sa neuvième saison de L'Amour est dans le pré, la télérealité la plus fleur bleue et la plus herbe verte du paysage audiovisuel français (terme du 20 ème siècle).

Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le bilan affiche toujours bonne mine.
Des mariages et des enfants, et un taux de réussite réel.
Même à la campagne, on ne fait pas non plus des miracles...


L'amour est dans le vrai:

Le réel.
Voilà peut-être tout l'intérêt et la spécificité de ce programme, qui tranche avec les émissions où l'ultra scénarisation du vide intersédéral domine.
Bref, ce n'est pas dans L'Amour... qu'on entendra:
- On a décidé de rentrer à la villa.

Un casting toujours imparable, avec de vrai(e)s célibataires en quête d'amour.
Pas de personnes en quête d'une éphémère et marchandable notoriété.
Des personnalités  dont certes on s'amuse parfois, mais dans la limite du raisonnable.
Et souvent avec eux.

L'amour est dans la vache:

Oui, il y a de la couperose, des poings dans le derrière des bovins, et des décorations ultra rustiques, qui font glousser les citadins.

Oui, il a des prétendant(es) qui déprimeraient Cristina Cordula, puisqu'on rappelle que ce n'est pas l'effort qui est noté, mais le résultat.

Oui, il y a des bains dans un jacuzzi genre à San Marin qui suffiraient à plomber à la fois la libido d'un Michael Douglas, et le moral de l'office du tourisme voyant leur boulot de vingt ans partir en fumée et en bulles.

Oui la chanson du générique raconte une rencontre dans le métro (sic).

Mais il y a surtout du bon sentiment nature, pas calculé mais raisonné par des tempéraments souvent cartésiens, qu'on a un réel plaisir à voir vaciller pour le meilleur.

L'amour est dans le courrier:

Et même s'il y a des disputes, ce n'est pas pour savoir qui a le droit d'éviter la corvée vaisselle pour aller d'aller à son shooting lingerie.

Et on se se touche pas non plus dans le noir.
L'amour n'est ni aveugle, ni lève tard.
On se parle à l'aube, on s'apprivoise, et on fait du tracteur un endroit de promiscuité propice aux premières confidences.
Karine la marchande (facile) distribue des paniers garnis de lettres, mais surtout remplis d'espoirs.
Certains seront déçus, bon, mais ça c'est la vie.
Une téléréalité qui pour une fois porte donc bien son nom.
Et souvent mérite son titre.
On ne peut pas vraiment en dire de même pour l'Île des Vérités, ou alors au troisième degré...