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2014-03-22

Rien à Voir: L'Expédition 18.



Chérie, fais les valises, et n'oublie pas le taboulé lyophilisé.


Rien à voir, mais tandis que nous nous approchons à grands pas (pour l'humanité) du 1000 ème post: de profil,  je laissais mon imagination voyager sur la toile.

Et tandis que je googlais matinalement (suis aussi du matin), j'eus l'idée un peu saugrenue et simpliste de taper 18 sur mon azertyuiopqsdfghjklmwxcvbn (au diable les abréviations et autres sobriquets, s'agissant d'un nom propre la plupart du temps).
Oui, je vous préviens avant qu'on ne parte, celui-ci risque d'être difficile à suivre.

Donc, ne voulant pas trop vous parler ni de la fin de la première guerre mondiale, ni du passage à la majorité télévisuelle, mon oeil: de profil s'est arrêté sur un étrange logo (ci-dessus), qui ressemblait à un autocollant semblable à ceux que je collectionnais dans mon enfance.
Et pour cause...



Il s'agit en effet d'une mission spatiale à destination de l' ISS, la station spatiale internationale.
La dernière à trois, avant qu'ils ne décident de s'envoyer en l'air à six tout là haut.
Se sont bousculés dans ma tête images et souvenir d'une jeunesse où on jurait qu'en l'an 2000, il y aurait des navettes spatiales partout dans les rues.
Presque.

Fan de Star Wars, je n'ai étonnamment jamais envisagé concrètement le voyage spatial, mais plutôt de manière métaphysique, tendance 2001.
presque.
Voire poétique à la manière de Cyrano de Bergerac (le vrai, pas celui avec un faux nez).
Ce dernier, contemporain de Molière publiait sa version des voyages dans la lune, histoire de mieux se moquer de la terre.

J'ai en effet plus d'un point commun avec Savinien (de son prénom).
Au delà des calembours, il posait un regard: de profil (qu'il avait aquilin comme moi et pas pointu comme celui de Rostand) sur notre monde, au travers de ses voyages spatio-tempura (c'est bon mais parfois on se brûle les ailes).
Je vous avais prévenu que ce serait dur.

Coïncidence: il y a quelques jours à peine, lors d'une conversation pause déjeuner tout à fait anodine, s'est posée la question justement de s'envoyer en l'air pour de vrai.
Et autant vous dire que si mon esprit est ailleurs, mes pieds sont bien décidés à écraser les vaches s'il le faut pour rester accrochés à notre planète pleine de bleus.

Mais la majorité ne pense pas comme moi: le tourisme dans l'espace, c'est pour demain.
Chérie, fais les valises, et n'oublie pas le taboulé lyophilisé.
Quelques conseils pour ceux qui se porteraient volontaires dans les décennies à venir:

- Evitez les compagnies low cost dans un premier temps, et ce pas seulement pour une question de bagages à main.

- Toujours vérifier qu'on a bien un billet aller retour. Sinon, c'est du vol.

- Si vous prenez des photos, ne vous penchez pas trop: pensez à Sandra Bullock dans Gravity, que je n'ai évidemment toujours pas vu comme vous savez) ou à Felix Baumgartner( il ne savait pas ce qu'il faisait).

- Coupez votre portable (un satellite déréglé dans la gueule est si vite arrivé).

- Evitez les économies inutiles sur le choix de la cabine: vous pensiez gagner de l'argent en choisissant les lits superposés, vous avez gagné une commotion cérébrale en apesanteur.

- Les toilettes ne sont pas bouchées, c'est une illusion d'optique. Il s'agit d'un trou noir.

- Une fois arrivés à destination: ne parlez pas aux inconnus (surtout si ils ont trois bras). Soit ils veulent vous vendre une casquette I Love Neptune, soit ils veulent vous disséquer vivants pour rire.

- Au retour: prenez quoi qu'il advienne le premier vol (en dépit de l'overbooking souriant de l'hôtesse de l'espace): c'est peut être le dernier (pour rappel: la première pompe à essence est à des millions d'années lumières).

Voilà je pourrais ainsi continuer des heures à laisser vagabonder mon esprit dans la galaxie, tout en vous ramenant en permanence à notre bonne vieille terre de travers.
Mais j'imagine que vous avez autre chose à faire, que le coffre est plein pour votre weekend vaches normandes ou ski de fond, je vous laisse donc vaquer à vos occupations, et je m'envole pour de nouvelles aventures.

Rien à voir, mais je voulais vous parler de l'Expédition 18.
Presque.

P1000 -18