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2016-05-17

Festival de Cannes 16 (3): Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant.


Ryan, gentil garçon, demande l'addition: même pas star.

Le weekend s'est bien passé.
Les hostilités aussi, merci.
Cannes bat son plein de grâce et son combat de nice people.
Et cette année encore, jusqu'au petit matin, il y a les pros du pot...

Bob de Niro  est arrivé en smoking et un fan tentera de lui faire singer des chemises.
Ryan Gosling est adulé et en blanc pour Nice Guy , Shia Labeouf est de nouveau célèbre et pas bad guy, et sera bientôt en blanc pour incarner John McEnroe.

Marion Cotillard annonce la couleur: or, j'adore pour montrer qu'avec ses deux films en compétition, elle n'est pas venue faire de la figu, pas plus que sa "rivale immédiate", Kristen Stewart, qui elle la joue plutôt rien à fiche, entre le Woody Allen et une ex, entre Assayas et une autre, et il bientôt elle tournera ses propres histoires.
Dans les deux cas, au dessus de la mêlée.

Mais les films alors? Il y a eu les premiers sifflets, les premières standing ovations, et il y aura bientôt le dernier Almodovar.
Tout le monde dit que les fêtes ne sont plus ce qu'elles étaient, mais tout le monde y sera quand même.

Bref tout roule, ou presque.

Car bizarrement, les absents brillent par le présence: Canal + en tête, privée de Grand Journal,  a déserté la plage du Martinez, et leur QG, le patio du port, où tout le monde se croisait à toute heure pour casser la croute ou signer un contrat, a levé l'ancre.

Noyés sous les flashs, noués dans les robes, les films semblent, eux aussi avoir disparu sous la nuée d'instagrams, de selfies, vampirisés par les foules qui foulent le tapis et qui emportent avec eux tous les rires des perdants, et le mistral des gagnants.

Et moi, tandis que Show Girls de Paul Verhoeven qui sera bientôt sur les marches pour Elle, passe sur OCS dont le robinet est ouvert pendant tout le festival, du coup je revois plein de films que j'ai déjà vus, et je suis content, moi donc, je repense à certaines de mes réalisateurs fétiches, et que je n'ai pas revus depuis longtemps, comme par exemple Hal Hartley et Peter Greenaway.

Le cuisinier, le voleur, la femme et son amant, pas le meilleur de Peter, mais un joyeux bazar de mensonges, de convenances, de codes et une bonne bonne bonne dose d'esthétisme, mélange qui ressemble étrangement à ce Festival de cannibales, d'une beauté parfois subjuguante, parfois écoeurante, mais toujours appétissante.

Comme disait quelqu'un qui commentait l'épisode deux sur mon Facebook:
Voilà qui va changer la face du monde.
Non, mais toujours est-il qu'il tourne, le monde, comme les films, comme les regards, comme les têtes, enivrés par la bulle de Cannes.

Et le mieux, c'est que ce n'est pas encore fini...

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