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2016-05-14

Festival de Cannes 16 (2): Julia et le loup.



Julia Roberts, princesse aux pieds nus: même pas peur.



Le festival a pris son rythme de croisette (en vlà une expression qu'elle est conne).
La moquette rouge souffre sous les foulées multiples, répétées et/ou improvisées.

Les touristes à paillettes affluent pour découvrir les destinations multiples proposées par les différentes sélections: on découvre des films venus de pays qu'on ne connaissait même pas, la Corée de l' Est par exemple, ou des villes qui s'invitent en Paca, Sodome et Gomorrhe les premières.

Le scandale, ce héros fantasmé de tout festival, par qui tout arrive, de la gloire à l'opprobre, et qui, bien qu'on ne sache jamais sous quel visage il va prendre, arrive toujours à faire parler de lui...


Et puis il y a les gens qui fond parler d'eux, à juste titre ou pas, à juste film ou pas, à juste cause ou pas.
On ne parlera pas des marionnettes à gaine qui, décolletés rose poudré,  sourires sponsorisés et colorations irisées se pointent chaque soir à la nuit tombée à l'orée du bois où les attendent la meute.

Elles font leur job, travailleuses du prestige, en échange d'une chambre d'hôtel où elles passent vite fait pour se changer plutôt que pour voir le loup.

Le loup, au centre du film sulfureux d'Alain Giraudie , qui après L'Inconnu du Lac, poursuit son introspection dans les marais troubles, et dans la fange maternelle avec un Rester Vertical qui paraît plus radical.

Mais le scandale peut-être aussi celui de la farce, comme la tente Maren Ade, avec sa comédie, oui j'ai bien dit comédie, avec Toni Erdmann qui vient jouer les fauteur de trouble dans une sélection dramatique pour la course à la palme.

Et puis il y a celle qu'on attendait, Julia dont on connaissait déjà la veine , mais qui pourtant n'avait jamais monté les marches.
Et qui pour être sur qu'elle n'en loupe pas et qu'on ne la loupe pas, l'ai fait pieds nus, rappelant ainsi son combat contre les talons, synonyme pour elle de masochisme féminin.

La princesse aux pieds nus, éclipsant au passage l'astre solaire du Roi George et celui de la Reine Jodie, a réussi son entrée au bal des débutantes, prouvant qu'elle n'avait pas peur du noir, ni du loup.


Un 69 ème festival qui tient donc déjà toutes ses promesses en l'air, en vent de folie, et en parfum... de sandale.

Et le mieux c'est que c'est à suivre...


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