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2016-02-14

Le Point Valentin: Au théâtre ce soir.



Ô rage, Ô désespoir, Ô vieillesse ennemie!
(Lovers #4, collage perso 90's /2015)

Régulièrement on prend le pouls des coeurs solitaires (mais pas que).
Alors pour varier les plaisirs,  ce soir on vous invite au théâtre.

Prologue:

- Et toi? Toujours célibataire? me disait encore l'autre jour au téléphone un ami infidèle.
Je dis infidèle, non pas que j'aie la preuve qu'il commît le fameux péché d'adultère, que justement, l'âge avançant, je trouve plus puéril que punissable.

Infidèle car il fait partie de ces gens à barométrie variable, autre cliché éternel et universel, qui disparaissent quand il fait beau chez eux, et qui sonnent à votre porte quand ils ont les yeux trempés après l'orage.

Ma réponse fût et fusa, venant d'on ne sait où, entre le coeur et les artères, entre le bide et le cerveau:

- Oui, toujours. Je suis célibataire tous les jours, sauf les jours où je ne le suis pas...


Acte 1:

Nous sommes au 21 ème siècle, et même plus à ses préliminaires, et pourtant, aujourd'hui encore, être ou ne pas être en couple semble un véritable enjeu vital, comme d'avoir un job, un iPhone 6, une  destination de vacances à la fois exotique et sécurisée, ou une descendance assurée.

Pourtant, sans vouloir jouer les célirabataires joyeux, ce qui vous rassure justement, à savoir qu'il y a plus seul que vous, est malheureusement pour certains d'entre vous, le moyen rêvé de vous voiler la face morose, et de fuir la/votre réalité sentimentale:  nul n'est éternellement à l'abri, nous pouvons tous nous retrouver à un moment ou à un autre de notre vie SDF, sans deuxième moitié fixe.

Vous vouliez du drame, en voilà.

Acte 2:

Ami(e)s mariés, pacsés ou simplement casés,

Ne jouez donc pas les vierges effarouchées quand Don Juan vous parle de ses moeurs frivoles, puisque c'est bien vous qui l'avez soumis à la question, une goutte de salive au coin des lèvres.

Ne jouez pas non plus les Othello en pensant que tous les pions sont ou noirs ou blancs, alors qu'ils sont bicolores, et ont donc tous un dark side.

Ne jugez pas ceux dont pensez qu'ils sont des vieux célibataires misanthropes, ce sont souvent en réalité des atrabilaires au grand coeur.


Ami(es) célibataires,

Ne jouez pas les Hamlet en vous posant trop de questions, et si vous voyez passer votre Ophélie, ne la laissez pas s'échapper par peur, de crainte que la prochaine fois, elle ne repasse mais cette fois dans la rivière.

Ne jouez pas non plus les Bérénice, les Andromaque, les Orestes ou les Titus, car en vous enfermant dans votre tragédie fictive, vous risquez  d'y prendre racine, et de finir seul(e)s jusqu'à la fin du spectacle. Il y a des choses plus graves.


Ne jugez pas les Roméo et Juliette, qui semblent vivre dans une bulle irréelle, car en effet elle est de savon.


Acte 3:

Oublions le tragique et revenons à la comédie humaine.
Souvenons nous du plaisir et des portes qui claquent.
Des quiproquos et des qui trompe qui.
Des amants dans le placard et des maîtresses déguisées en lampadaire.
Des réconciliations sur l'oreiller, des fausses confidences à l'heure du thé, et des peaux d'ours devant la cheminée.
Des chambres d'hôtels miteuses, des trains bloqués, des bains moussants et des douches à l'italienne.
Des pâtisseries portugaises, des îles grecques, des auberges espagnoles et des blagues belges.
Des mariages pour rire, des serments échangés, des bagues en or blanc et des bouquets lancés.
Des contes d'hiver, des songes d'une nuit d'été, de celle des rois, ou des mégères apprivoisées.


Epilogue:

Un autre ami, plus fidèle celui-là, me disait un autre soir:

- Oh, moi la Saint Valentin, je m'en fiche complètement.
- Moi pas, c'est ça le drame.

Et c'est là que j'ai réalisé qu'il me fallait réserver d'autres soirées au théâtre, me souvenir d'autres pièces, comme des comédies de Feydeau, Labiche, ou Marivaux, Molière, Shakespeare, Musset, Rostand ou même Barillet et Gredy (non pas Barillet et Gredy) pour me rappeler que si les histoires d'amour finissent mal, en général, je leur préfèrerai toujours celles que j'ai réussies à finir bien.


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