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2015-07-08

Rien à voir: L'art est dans l' impasse.


Grandes images à petits messages.

Rien à voir, mais ça fait un moment que je voulais vous parler de l'impasse de l'hôtel D'Argenson.
Non pas de L'hôtel, ni du Marquis, ni de son cul de sac.
L'histoire en est pour tout dire assez ennuyeuse.
Mais pas l'impasse, qui, en elle même, par ses longs murs de pierre, ses pavés déchaussés, et ses portes dérobées évoque un coupe gorge où s'engouffrerait Vidocq à la poursuite de malfrats.
Ou un Arsène Lupin s'échappant d'un hôtel particulier après un larcin.
Romanesque, donc...



Portraits, par Antonin Guidicci

Non, je voulais vous parler de l'impasse aujourd'hui.
Car elle est devenue en quelques années, malgré elle, l'un des théâtres du street art, l'une des galeries à ciel ouvert du Marais.
A ciel ouvert certes, mais à portes désormais fermées.

Ses murs, longtemps restés vierges, ont été, depuis une dizaine d'année maintenant, investis peu à peu par les artistes, colleurs, grapheurs, donnant aux vielles pierres une nouvelle jeunesse, attirant les curieux et les amateurs de collages urbains.

Je passe moi même devant l'impasse pour ainsi dire tous les jours, et il ne fût par rare que j'immortalise les oeuvres éphémères pour les utiliser ensuite comme illustrations pour ce blog.
Si l'art est subjectif, le spectateur l'est aussi.
Et je suis particulièrement sensible à cette forme primitive d'art contemporain (lire Le plus vieux métier du monde), à ces actes gratuits dans le marchandage établi, à ces grandes images à petits messages.


L'art des rues et la loi du marché immobilier.

Mais on s'en doutait, on ne peut pas plaire à tout le monde, et récemment se sont dressées des grilles devant l'impasse, assurant aux habitants l'usage exclusif de leur cul de sac (et sans doute la sécurité de ce dernier).
Le but étant aussi, j'imagine, à terme, de voir disparaître ces fresques sous l'érosion de la pluie ou d'un karcher.
La loi du marché immobilier dans un quartier en mutation est sans doute la plus forte.

Une autre possibilité est, qu'au contraire, ces grilles excitent les artistes urbains, qui en franchissant ce nouvel interdit, perpétueront cette tradition, les libérant paradoxalement de l'establishment dans lequel ils sont aujourd'hui, les ramenant à leurs origines clandestines.

Dans les deux cas, l'Impasse de l'Hôtel d'Argenson a aujourd'hui une histoire, bien plus passionnante que celle du cul d'un Marquis, haute  en couleurs, et quoi qu'il arrive indélébile.


Avant Et après? (L'Impasse, photo perso 2009).


Rien à voir mais je voulais vous parler d'un de mes endroits préférés à Paris, qui comme la ville est toujours en mouvement.
Et je ne parle pas ici de ceux du bas des reins...


Lire les autres Rien à voir.