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2016-10-11

L'Odysée: 10 films, sinon rien.


Heureux qui comme Jacques Yves a fait un long voyage...


Si vous ouvrez parfois les yeux ailleurs que dans les salles obscures, vous avez dû remarquer une campagne relativement massive envahir  Maurice, Madame Ducaux et leurs petits rejetons abribus.

En effet, aujourd'hui pour qu'un "gros poisson" du cinéma s'assure la pêche miraculeuse aux spectateurs, il ne faut pas y aller par quatre chemins, mais par mille.

Les producteurs de L'Odysée,  biopic consacré à l'oeuvre de Jacques-Yves Cousteau, et réalisé par Jérôme Salle, l'ont bien pigé, en balançant à la mer pas moins de cinq affiches pour attirer le chaland dans ses filets.

L'affiche de cinéma est une publicité, avec son langage propre et ses codes singuliers, et cette campagne n'échappe pas à la règle, au contraire: elle plonge dedans, histoire de nous raconter plusieurs légendes à la fois.

Le film sort demain en salles, c'est donc le moment idéal pour se mettre dans le bain avec un petit décryptage du mythe sous forme de tri en bord de quai...



Happy Feet ou happy hat?

1. Le dernier Comandant:

Cousteau, reconnaissable par son seul bonnet rouge, faisant face (et nous tournant le dos) à la banquise.
L'affiche pose les bases de l'épopée au sens antique du terme, avec le héros face à son destin.
Elle n'est pas sans rappeler l'une des affiches du Dernier Empereur de Bernardo Bertolucci, où Puyi faisait face à la cité interdite, tandis que planait dans le ciel rouge l'étoile jaune du communisme.

Ici, le code couleur est lui aussi très clair: bleu, naturellement (ils allaient pas forcément mettre le commandant devant un pré vert aux vaches broutant l'herbe grasse).

Lambert Wilson y révèle aussi son profil historique, façon monnaie antique, ce qui participe aussi de la construction du mythe, façon  La Marche de l'Empereur (pardon mais j'ai le droit, j'ai le même profil), immense succès au box-office.

Le fait de mettre un glacier sur une affiche de cinéma n'est pas, en 2016, anecdotique, et n'est pas destiné à vendre des esquimaux: le décor amène aussi toute la force dramaturgique de la nature menacée et de ses éléments malmenés.


Bonbonnes Man



2. Le Grand Bleu avec des palmes noires:

C'est la première image (teaser) parue lors du festival de cannes 2014, avant que l'expédition ne se mette vraiment en route. Sauf que le casting final y figure.

Le fond marin, un plongeur (Cousteau, I presume), l'affiche présente les fonds marins bleu nuit en faisant clairement référence au Grand Bleu de Luc Besson. Car si l'affiche du gros succès planétaire des années 90 présentait l'homme faisant un bain de minuit avec un dauphin, il en existe une autre moins connue qui fait référence directement à l'intrigue et au suspense de l'homme face à l'élément naturel, presque maternel.
On s'attend donc à Nature, découvertes et suspense, le tout vingt mille lieues sous les mers.


Near, far, wherever you are...


3.  La fille sur le pont du bateau:

Audrey Tautou qui joue la compagne de Cousteau,  le regard  tourné vers l'horizon telle une figure de proue.
On ne peut plus aujourd'hui mettre une femme près d'une rambarde sans faire directement référence à Titanic.
Ici c'est évidemment l'histoire d'amour qui est mise sur le pont principal, l'histoire de la Pénélope au soutien indéfectible et à durée indéterminée pour son mari marin.

Mais un autre personnage mythique de l'Odyssée se cache derrière la bouée: la Calypso, navire portant le nom de la nymphe qui a retenu Ulysse pendant dix ans entre ses bras de mer.


Les aventuriers du chalutier perdu.

4. Mon père, ce héros:

La gloire de mon père sur le bateau de ma mère, pour le fiston Cousteau, joué par Pierre Niney, il faut se retrousser les manches pour entrer dans le costume familial.
On est ici pas loin de la Trilogie Marseillaise de Pagnol (avé Marius, Fanny, César), sauf qu'on est sur le port de Toulon.
Télémaque a reçu la mer en héritage.
Et il semble paré pour l'abordage et autres aventures.



L'odyssée de l'espèce.


5. Les saisons du plaisir:

Une dernière pour le plaisir? ce n'est pas Jean marc à la barre, c'est Jacques Yves, et c'est pas mal non plus. Rien n'est de trop pour attirer les foules à l'eau, dont (on le sait) la ménagère de moins de cent ans qui kiffe sa race le physique avantageux  et la classe naturelle de Lambert. Donc pour bobonne, on sort les bonbonnes et les pectoraux, pour que Mamy tombe le masque et puisse  elle aussi se rincer l'oeil.
On imaginait pas franchement Cousteau en sex symbol, le teint halé et le téton saillant de l'eau fraîche, mais bon...



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