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2010-06-04

Rosa Bonheur: un coin de paradis?


Il est des choses relativement prévisibles.
Comme par exemple un week end ensoleillé où on se rend dans un espace vert tout en sachant qu'il sera pris d'assaut.
Et parmi ces coins de verdure, il existe à Paris un pays merveilleux qu'on appelle les Buttes Chaumont.
Moi, avant, je pensais que c'était des studios télé.
Ce n'est qu'au hasard de la préparation du film Cyprien que j'ai découvert qu'en effet, cela ressemblait un peu à un décor de cinéma.
Une pente en trompe l'oeil (elle est encore plus raide qu'on ne l'imagine), une mare à canard surplombée par un drôle de rocher couronné d'un belvédère.
Kitschissime.
Et là bas, au loin, tout là haut, la promesse d'un Eden autour du café "Rosa Bonheur".
Mais le paradis a un prix.
En bas, tout ceux qui ont renoncé, et ils sont déjà plus de vingt mille.
Une enfant qui a perdu sa grand mère lance la série d'épreuves qui nous attendent dans ce chemin de croix.
Une fois que vous avez joué les anges gardiens, il ne vous reste plus qu'à accrocher vos ailes à vos mollets, partir à l'assaut de la butte et gravir le mon chaud (rappel: il fait trente degrés).
Vous comprenez alors que la mare est remplie des sudations qui s'écoulent depuis des années dans ce haut lieu du farniente.
Chaque parcelle de gazon est en effet envahie par des pèlerins.
De la terre au ciel, le purgatoire a des airs de camping municipal.
Mais vous ne vous découragez pas pour autant et poursuivez votre irrésistible ascension.
Lorsque au bout du chemin, un brouhaha de liesse annonce la terre promise.
Et de promiscuité.
Devant l'auberge, c'est déjà la cohue pour trouver une table.
Et à l'intérieur, l'empoignade pour commander un verre à St Pierre.
L'option retenue est la formule "bouteille de rosé/ pelouse".
Bien entendu, vous n'êtes pas les seuls.
Vous êtes au contraire les plus nombreux.
Je comprends à cet instant pourquoi tout le monde marche si vite dans les grandes métropoles.
Si tout le monde s'arrête, il n'y a plus de place pour personne.
Logique.
Sur le gazon incliné façon piste noire, on profite encore du soleil.
Parfois même en slip, tiens.
Sur un petit carré d'herbe, on installe le campement.
C'est sommaire mais convivial.
Comme au camping on vous dit.
Des liens se tissent.
Et en voyant mes amis qui rougissent un peu d'aise, d'ivresse et de dévotion au dieu Ra, je pense à "Here comes the sun" par Nina Simone.
Le septième ciel.
On remonte la pelouse au fur et à mesure que le soleil décline.
Jusqu'à ce retrouver à nouveau au nirvana et là catastrophe:
On a installé des barrières devant la bâtisse, impossible donc d'accéder au bar sans passer par la case queue de vingt mètres.
L'enfer au paradis?
Le service de sécurité, discret mais efficace, veille en cerbère à ce que personne ne contourne la difficulté.
C'est donc le coeur gros mais léger qu'on renonce donc à prolonger encore cet instant de bonheur chez Rosa.
Les bonnes choses ne sont pas éternelles.
Pas de sauvegarde possible à ce jeu là, la prochaine fois, si on veut danser,  il faudra repasser par le purgatoire et par tous les stages.
Un peu plus tôt peut être.
Et plus tôt que prévu, si j'en crois les prévisions pour ce week end...

2010-05-27

Religion Cathodique: L'Ancien Testament



Bon, c'est l'heure où les souvenirs se ramènent, juste au moment où la fonction publique se met en grève.
Quelques extraits de 20H10 pétantes qu'on me réclame à corps (défendant) et à cris (muets).





2010-05-22

Clubbing: L'âge de la retraite?




En plein débat sur le financement des retraites, et au moment où il semble de plus en plus inéluctable de travailler plus longtemps pour gagner moins, je me permets de mettre sur la table des négociations une question tout aussi épineuse.
A l'heure où le jeunisme triomphe , et où l'espérance de vie rallonge à vue d'oeil (même myope), où fixer l'âge de la retraite pour les clubbers?

Deux, trois indices pour ceux qui hésitent à raccrocher définitivement les crampons au vestiaire de la boîte:

- Si vous êtes le seul à payer des verres aux autres.
- Si cela ne vous gêne plus de chanter les paroles du "dernier tube" de Madonna.
- Si vous vous refusez à chantez celles (pourtant basiques) de Lady Gaga.
- Si vous avez la vague impression d'être entouré de vos neveux et nièces.
- Si vous n'êtes plus jamais saoul(e).
- Si vous vous rappelez très bien des 1567654 décorations successives de l'endroit.
- Si vous êtes "claqué" à 1H03'.
- Si vous passez votre temps à vider votre boîte à messages au bar.
- Si vous ne connaissez vraiment plus personne mais que vous dansez comme un fou.
- Si en dansant vous pensez à prendre rendez vous chez l'ostéopathe.
- Si vous pensez en sirotant votre coca zéro que vous allez encore rater "Thé ou Café" avec Catherine Ceylac demain matin.
- Si vous êtes persuadé d'avoir revêtu une cape d'invisibilité.
- Si votre voisin vous fait penser à Harry Potter.
- Si Hermione Granger vient de vous demander si vous aviez des extas.
- Si la musique va décidément trop fort.
- Si vous parlez de politique internationale au toilettes depuis deux heures avec un ancien camarade de classe.
- Si le lendemain vous ne riez pas tout seul dans votre lit en repensant à la soirée d'hier.

Alors vous devriez songer à vous retirer en beauté (ou ce qu'il en reste).

Par contre:
-Si tout le monde vous paye à boire, parce qu'ils savent que vous êtes fauché.
-Si vous connaissez par coeur La Roux.
- Si vous détestez Lady Gaga, mais que vous chantez quand même.
- Si vous avez été invité(e) par vos neveux et nièces.
- Si vous avez du champagne plein les yeux.
- Si vous trouvez la déco ringarde.
- Si vous commencez enfin à vous réveiller à 2H56'.
- Si votre mailbox est aussi pleine à craquer que la boîte de nuit.
- Si vous niez tout le monde, et en gardez sous le coude question déhanché.
- Si en dansant vous pensez à votre jogging "décrassage" de demain.
- Si vous pensez aux croissants ou aux spaghettis que vous mangerez en rentrant.
- Si tout le monde trouve votre chapeau "trop délire".
- Si Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley se tapent des barres de rire avec vous dans le carré VIP.
- Si vous mixez.
- Si vous dépassez tout le monde aux toilettes.
- Si le lendemain vous riez en pensant que ce soir, vous remettez ça.

Alors pour vous l'âge de la retraite risque bien de passer à 65 ans.
Cela dit, n'attendez pas de passer dans la première catégorie pour faire vos adieux au dancefloor.
Mieux vaut toujours partir au sommet de sa gloire.
Et puis, il y a parfois de chouettes invités chez Catherine Ceylac...

2010-05-17

Nouvel An Belge: Une semaine, sinon rien!


Si les mayas ont prévu la fin du monde pour 2012 (voir post"2012: Mon C...") ils ne peuvent pas prévoir le Nouvel An Belge, qui comme vous le savez maintenant est aussi incontournable qu'aléatoire.
Et cette année, vu le contexte politique, raison de plus pour le fêter dignement, soit pendant une semaine, du 26 mai au 1 juin.
Le réveillon, qui aura lieu le samedi 29, verra les douze coups de 2h20 (environ) célébrés à l'Elysée Montmartre, avec notamment Tom Barman de Deus au platines et votre serviteur aux platitudes d'usage au plat pays.

Mais du défilé des belges au Nouvel An des enfants, sept jours de concerts, performances et autres gaudrioles se dérouleront aux quatre coins de la capitale française, avec pour feu d'artifice final, Arno au Casino de Paris, justement.

Un aperçu de l'an dernier, des images qui parlent d'elles-mêmes:

Le Nouvel An Belge / 2009 from Samuel Petit on Vimeo.



Pour découvrir tous les artistes qui se produiront, rendez vous sur www.nouvelanbelge.com.

Viendez nombreux.

2010-05-06

Ellen von Unwerth au Bon Marché: Quelques asperges?



Ce n'est pas le rayon charcuterie, c'est le rayon primeurs.


Hier soir, c'était vernissage à Paris.
Et en l'occurrence c'était les deux.
Tirées à quatre épingles, les très grandes mannequins croisent les grosses légumes cravatées au buffet.
On est bien rive gauche.
Car ce ne sont pas les photos les plus osées non plus qu'on vient voir dans une magnifique boîte noire, perchée au dernier étage du toujours très chic magasin parisien.
On vient voir des actrices (et peu d'acteurs) sublimes qui s'encanaillent sous l'objectif d' Ellen von Unwerth (prononcez vonne eune oueurt)....

2010-05-04

Réclame: Un "Orteil-à-terre"à Paris?





L'annonce qui suit est retranscrite sans aucun trucage (seul le nom de l'agence a été changé, par pure diligence).
Si vous ne me croyez pas, cliquez sur la photo.

Studette 4 m2 loi Carrez

Situé au 5ème étage et demi dans un immeuble ancien.
Au calme entièrement sur cour.

-Une pièce principale
- Un petit coin cuisine
- Deux velux
- Poutres apparentes
-Un wc indépendant à l'étage du dessous

Une des plus belles adresses du marais.

30 000 €



Voilà, donc si vous cherchez un "Orteil-à-terre" à Paris, idéal pour les ex détenus et les moines.
Une pièce principale (dommage dans deux mètres sur deux, on espérait au moins un dressing , une guest room, un terrain de squash et une buanderie mais bon).
Un PETIT coin cuisine (à la réflexion, on préfère).
Deux velux (soit le toit en entier).
Poutres apparentes.
Verticales, ou horizontales?
Non, c'est juste pour info.
Un wc indépendant à l'étage du dessous.
Tant mieux, on sera moins emmerdés.
C'est au quatrième, ou au quatrième et demi?
Mention n'est pas faite d'une salle de bain.
Est-ce un oubli?
4m2 loi Carez?
Il fait peut être dix mètres de haut, on sait jamais.
Un duplex, qui sait?
Si je compte bien avec les WC, ça fait un triplex!
Intéressant...
C'est effectivement une des plus belles adresses du marais, à 7500 le mètre carré, ce serait dommage de passer à côté sans le voir.
Pour un coup de coeur, c'est un coup au coeur.
Et dire qu'il y en a qui croient encore que c'est la crise.
Moi je dis: là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir...


Spéciale dédicace à Kader, Abi, Sylvie, Sofiane et Vincent (les états généraux du soleil)

2010-05-03

Cannes: Tiré par les cheveux?


La Nomination du génial et échevelé Tim Burton à la présidence du 63 ème festival a fait cet hiver l'effet d'une bombe (de laque) dans les rédactions de mode.
Et on ne vous raconte pas la cellule de crise chez l'un des principaux sponsors, le célèbre géant du shampooing lissant à la protéine de soie.
Tout le monde craignait de voir débouler sur le tapis rouge le plus pétaradant des réalisateurs hollywoodiens et sa compagne, l'électrique Helena Bonham Carter, livrant à la presse mondiale le secret de leurs inimitables frisettes.
On rappelle les ingrédients:
- deux oeufs
- 33 cl de bière
- un peu de levure alsacienne
- un bouquet garni.
Le réal en or contre l'Oréal.
Oui je sais c'est minable.

Pire: la Croisette envahie par les gothiques, les martiens, les chevaliers sans tête, et les Oompa Loompas qui distribuent des chocolats glacés.
La police sur les dents: des crêpages de chignon sont en effet à craindre aux abords du palais entre les fans de Tim et ceux de Brad.
Sans oublier deux trois membres du casting 3D d'Avatar, qui on ne sait pas pourquoi, se sont perdus et demandent le chemin le plus court pour rentrer sur Pandora.
Rien à voir.
Un scénario catastrophe, qui se termine par l'annulation de Doutzen Kroes.
Quelle guigne.

Puis, avec les premières lueurs du printemps, un vent d' optimisme a soufflé sur la French Riviera.
Et si ce festival était celui de toutes les audaces?
Et si on réveillait un peu tous les morts-vivants?
Et si Johnny Depp nous faisait un petit atelier coiffure façon' "Edward aux mains d'argent"?
Lâchez les chapeliers fous: on veut des robes en tulle noir sur tapis rouge, des corsets qui explosent, et des coiffures "pièce montée des marches".

Sharon Stone animera donc le gala de l'amfAR en Reine de Coeur.
Kristin Scott Thomas, maîtresse de cérémonie, en Catwoman.
On ne compte plus les quinquas retouchées qui nous feront leurs plus beaux sourires de Joker.
Et la jet set entière revoit la chorégraphie de "Beetlejuice".

Bon, bien sûr la sélection officielle s'annonce plutôt tendance "les Noces Funèbres in the dark" que "Rosetta et la chocolaterie".
Et c'est normal, après tout.
Pas de Palme pour Ed Wood, donc.
Mais il ne faut jurer de rien dans le monde fantastique de Tim.
On peut en tout cas espérer un festival moins lisse, moins sec, moins "longueurs et pointes" et un peu plus débridé, plus "négligé/étudié".
Ebouriffant?


Festival de Cannes, du 12 au 23 mai 2010.

2010-04-29

L'Album du moi: Goldfrapp/Head First





J'ai foncé la tête la première.


Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Goldfrapp, voici un résumé des précédents épisodes:
C'est l'histoire d'Alison Goldfrapp, une chanteuse à la voix tantôt cristalline, tantôt métallique, qui avec compère son Will Gregory , chante du haut de sa "Montagne de Feutre" (???), en mangeant une "Cerise Noire", rêvant d'une "Supernature" appuyée contre le "Septième Arbre".

L'Anglaise (qui en a parfois) revient donc pousser la chansonnette, avec des comptines genre "on ne me la fait pas, ce coup-ci"...

2010-04-26

Us et Coutumes: La magie du barbecue





Il y a un truc mystérieux qui rouille au fond du jardin, entre les orties et les rosiers desséchés.
Comme les restes d'une soucoupe volante qui aurait atterri l'été dernier dans votre jardin.
Aucun survivant à bord, à en juger par la quantité de cendres dans l'habitacle.
Et avec les premiers gazouillis de l'année (mouettes exceptées), vous vous sentez irrésistiblement attiré vers cet objet roulant non identifié, comme Ulysse l'était en son temps par le chant des sirènes.
Une envie irrépressible d'exhumer cette carcasse, et d'inviter quelques bons amis à venir sacrifier des merguez sur cet autel singulier...

2010-04-20

Modes et travaux: The Frange Girl



En avoir une ou pas?
That's the question.
Depuis des millénaires, combien de femmes, françaises ou non, ont eu affaire et à faire face à ce dilemme.
Car si certaines figures historiques portent haut la chienne, de Louise Brooks à Mireille Mathieu, d'autres hésitent encore à faire front.
Et on comprend.
Car dans les années folles, la frange prenait une réelle signification, dans une coupe garçonne révolutionnaire et vindicative, tendance la femme s'émancipe enfin.
Pareil dans les années soixante où une nouvelle fois la femme se défait de sa gaine et de sa lingerie pointue, pour réaffirmer sa libération.
Les ancêtres des "Chiennes de garde" en quelque sorte.
La chanteuse Nico avait beau dire "Here she comes, you better watch your steps...", c'était bien elle la "Femme Fatale".
Aujourd'hui c'est plutôt une affaire de goût et de mode.

Il n'empêche, une fille à "fringe", une "frange" girl, franche ou pas french, Jane B. ou Charlotte G., ce n'est pas une fille comme les autres.
Sans faire de généralités, c'est en général une colonelle.
J'entends par là, une fille qui a de la trempe, et qui n'hésite pas à ruer dans les brancards et à suer dans les tranchées.
Et en même temps, c'est une coquette qui use non sans malice de son fer à lisser.
Une fille qui a du chien, mais qui aboie plus qu'elle ne mord vraiment.
Ou une timide qui dissimule sous son rideau capillaire, une sensibilité, une créativité et un esprit, qu'elle préfère distiller au compte gouttes plutôt que de la répandre.
Bref c'est ce que je disais, c'est potentiellement tout le monde et en même temps pas n'importe qui.
Pourquoi en parler alors, me direz vous?

C'est que je voulais peut-être distinguer ces filles qui se distinguent.
Les filles frangées restent une frange, un groupuscule qui consciemment ou pas, véhiculent une certaine idée de la femme, de la femme affranchie.
Qu'elles soient Jolie Marceau ou Ugly Betty, Moss ou Binoche, Lio, Wanda, ou Helena, Bruna Rosso ou Burki, Beth Ditto, Bjork ou encore Beatles voire Oasis ou même ABBA, hommage donc à toutes franges qui ont franchi le pas, avec un franc succès ou pas.
Le gang des franges sévira encore de nombreuses années, en France, en Navarre, de Waterloo à Stockholm et de la perfide Albion au Royaume de Danemark.
To fringe or not to fringe...


illustration: couverture de Vogue vintage.

2010-04-15

A mon avis: "Accords" enthousiasmants


Je n'ai pas pour habitude de parler sérieusement, et sans aucune ironie.
Je fais ici une exception sur le ton, à mis chemin entre le fan de Sheila qui rédige son fanzine et la Gazette de Bouchons-les-Abbesses.
J'assume.
Mais je voulais juste ici vous faire part de mon enthousiasme suite à la représentation de "Accords", au Théâtre de la Bastille, à Paris, donc.
Ce n'est que mon avis, mais je n'en ai qu'un, à priori.

Bien que n'ayant pas lu le dépliant (je n'aime pas trop "savoir avant de voir"), j'en ai ressenti toutes les démarches, avec une intensité et une émotion que me procurent rarement la danse.
D'abord dans le rapport à la musique ou dans le fait de casser les codes du spectacle dansé:
Tout d'ailleurs commence dans le silence, la musique venant se greffer sur les corps en mouvement, sur les respirations des acteurs.
On considère donc d'abord des humains, avant qu'ils ne deviennent des figures.
Les schémas classiques sont ainsi "malmenés" tout du long.
La lumière entre très vite dans la danse, s'amusant et agissant comme un vrai personnage, et ce jusqu'à la fin.

Ensuite par le choix éclectique des musiques et des sons, qu'on nous balance comme par surprise et qui nous balancent, nous chahutent, nous emmènent.

Enfin et surtout dans les rapports de confiance installés entre les danseurs.
Ceux-ci prennent littéralement appui les uns sur les autres, par le corps et le regard.
Oscillant en permanence entre l'expression individuelle et la dynamique de groupe, changeant continuellement d'axe, ils évoluent tour à tour tels des foules en liesse, des vagues qui charrient, des amants qui hésitent, des animaux étranges, des végétaux vulnérables, des organes en ébullition ou des natures mortes.
Car ils se figent aussi, comme pour briser une nouvelle fois toute systématique.
Beaucoup de peintures me viennent à l'esprit, de Delacroix à Jérôme Bosch, sans que je puisse vraiment les reconnaître, car à la seconde d'après, mon imaginaire est emporté par une autre déferlante.
Puis vient un autre "pas de trois", où le mouvement devient un don, un acte de guérison.
Avant que cette émotion ne soit une nouvelle fois balayée par le vent, les sons, les respirations, les êtres bien vivants.
Je pense "gymnopédies" de Satie.
Quelques minutes plus tard, au milieu des cris et des gazouillis, j'en entends les premières notes.
Le groupe repart ensuite de plus belle, réinventant d'une certaine manière, à la fois sans prétention, presque accidentellement, le mot "troupe" et le mot "ballet".
Je devrais sans doute nuancer cet avis, histoire d'avoir l'air intelligent, mais hier soir, c'était plutôt ailleurs que cela se passait, bien heureux que j'étais d'échapper un moment à mes cellules parfois trop grises.

Si vous avez l'occasion de voir ce petit bijou ludique et bouleversant (encore une fois ce n'est que mon avis), courez les voir courir...


Accords
une production ZOO
Conception et réalisation Thomas Hauert
Création lumières et scénographie : Jan Van Gijsel

Desing sonore et musique originale: Peter Van Hoesen

Costumes: Own

Photo: Filip Vanzieleghem

Danse présentée par Thomas Hauert, Sara Ludi, Zoë Polluch, Albert Quesada, Gabriel Schenker, Samantha van Wissen et Mat Voorter.


Jusqu'au 18 avril au Théâtre de la Bastille.
tel: 01 43 57 42 14

le 30 avril à l'Arsenal à Metz

le 5 mai au Festival Les Météores-Le Volcan au Havre

2010-04-13

Le Courrier des lecteurs: Spécial "Mots clés" (part 1)

François-Alban de la Broutte-Chevreuse,
attaché de presse et responsable de la communication
(officiellement bénévole):

Bonjour à tous.
Etant donné le peu de mails toujours plus nombreux que nous recevons à stephanecustersdeprofil@gmail.com, nous nous sommes intéressés aux sujets qui vous préoccupent vraiment.
Via notre outil statistique, nous avons sélectionné quelques uns des mots clés (véridiques) qui vous ont amenés sur le blog, et dans le souci de mieux répondre à vos attentes, Stéphane parlera aujourd'hui des domaines encore inexplorés sur cette page.


Certain(e)s par exemple se demandent comment "se déguiser en Sue Ellen" pour leurs soirées costumées...

2010-04-12

Les Favis: L'heure est à la répression?



Mais que fait la fashion police?

On vous avait pourtant prévenus.
(voir "Favis: les gestes qui sauvent")
Malheureusement, les campagnes de sensibilisation et de prévention n'ont pas été efficaces.
Ce week-end fût noir en termes d'accidentés de la mode.
Il a suffit que le soleil darde ses premiers rayons, pour que les Favis (fashion victims, on ne le redira plus) pointent quant à eux leurs habits de lumière...

2010-04-10

Modes et travaux: Mon livre d'images (1)



Voici mes aventures à Paris, Bruxelles, et au pays des merveilles.
Vous pourrez les suivre en même temps que moi dans mon livre d'images.
Cliquez sur la photo pour mieux voir.

Aujourd'hui: Edwige dans l'herbe, 2009.

Montmartre.
Fin de soirée d'été.
Il y a eu une averse un peu plus tôt.
La jolie Edwige joue avec un bâton dans les herbes mouillées.
J'adore ses bottines, offertes ce jour là par Juliette.
Ses jambes sont impeccables. Magnifiques.
Je ne la connais pas bien, donc je décide de ne pas photographier son visage.
Je le sais à présent, j'aurais pu.
J'aurais peut être dû.
Mais la photo me plaît beaucoup.

2010-04-03

John Forsythe: 1918-2010







Si aux Usa, il fût connu bien avant cela (il a tourné avec Hitchcock), et notamment pour la voix de Charlie dans "Les Drôles de Dames", ici c'est surtout pour son rôle de Blake dans "Dynastie", que John Forsythe nous dit quelque chose.
Je veux dire aux plus âgés d'entre nous...

2010-04-02

Britanny: Tome 2 épisode 14 part two

Voici donc le tant attendu épisode final de cette pathétique et haletante saga.
Mais que les fans de Brit se rassurent, elle reviendra bientôt pour de nouvelles mésaventures.
Cliquez pour une meilleure lecture.
Attention: désormais, vous retrouverez tous les épisodes et toutes les infos sur Brit sur son blog:

http://leblogdebritanny.blogspot.com/























2010-04-01

Ne riez pas: C'est Charme




Vous l'aurez sans doute déjà compris: je ne suis pas un grand fan du mois d'Avril.
Un mois qui commence par une mauvaise blague.
(Voir Ne riez pas: C'est le premier avril)
Un mois où un dicton vous exhorte à vous habiller chaudement, alors que vous n'attendez qu'une chose, c'est l'inverse.
Mais comme vous le savez aussi, je suis d'un naturel optimiste, tendance bisounours, et je m'en voudrais de condamner ainsi 30 jours dans l'année, attendant bêtement que ça passe.
Naïf certes, mais pas ridicule.
Si. Ridicule, mais pas peureux.
Si. Peureux mais pas sot.

Et quand je suis tombé sur cette pin-up, au détour d'une vespa, qui dans son itsi bisti, tini wini, tout petit bikini, semblait me narguer genre "Avril? Même pas peur!", je me suis dis: réagis!
Il existe forcément une alternative pour les avrilophobes qui veulent se réconcilier avec les dictons de mauvaise augure et les canulars de mauvais humoristes.

Je me suis alors rappelé qu'avec mon amie Fanny, lors d'obscurs travaux créatifs, nous nous étions intéressés au calendrier républicain.
Et depuis le 21 mars, nous sommes dans le mois de Germinal.
Et aujourd'hui, 1 avril, le jour s'appelle "Charme".
Ca sonne déjà beaucoup mieux.
(Pour rappel le Charme est un arbre. Bin oui, bin bon.)
Germinal, donc, comme son nom l'indique, désigne l'époque de la germination.
Bref: ça commence à pousser.
Et force est de constater qu'après un hiver poussif, on se pousse pour profiter des première chaleurs = plus de cinq degrés.
Vu le climat économique, l'ambiance était de fait d'avantage à Zola, Pierre Bachelet, et leurs corons qu'à Zizi Jenmaire, Pierre et Vacances, et leurs cours d'aqua gym.

Germinal est donc le mois où tout pousse, tout germe, tout fleurit.
Où il est n'est plus temps de réfléchir autour du pédiluve, et de songer à se lancer dans le grand bain.
Bref, on passe à l'action.

Alors plutôt que de noyer le poisson, le mieux c'est encore de le pêcher.

Après tout qu'est ce que je risque aujourd'hui?
Avaler une couleuvre?
Avoir la goutte au nez?
Me faire avaler par une baleine?

Enfin, me vint dans les oreilles cette chanson de Bourvil, à savoir "Jonas et la baleine", qui disait en substance:

Jonas chantait de la calle au tillac
car il était marin
Jonas avait plus d'un tour dans son sac
Car il était malin.

Tayoooo, tayoooooo!


En résumé: on oublie les dictons, on ignore les blagues à deux balles, on écoute Bourvil, on relit Zola, on part à la pêche, on se jette à l'eau, on fait des photos de charme, et on mange du poisson.
Sot, mais malin.

2010-03-31

Breaking News: La Guerre des Miss



Geneviève de Fontenay par Alexandre Dufoix

Il était une fois des contes modernes, avant-gardistes, ou surréalistes.
Cliquez ici pour lire les autres "Quelle Histoire".


Cela semble à présent inéluctable: Geneviève de Fontenay devrait quitter le comité Miss france.
Après le dernier épisode "Miss Célébrités en Afrique", elle jette l'éponge.
Et d'une certaine manière, on la comprend...

2010-03-30

Religion Cathodique: les 2010 télé-commandements (part 2)


Sometimes it snows in April...


Voici donc, comme promis, la suite des télé-visions de nos astrologues et autres agités du pendule, concernant ce qui nous attend cette année.
Les fidèles seront à leur poste...

2010-03-28

Ne riez pas: C'est l'heure d'été


Quelle heure est-il, Madame Tartine?


J'ai deux nouvelles: une bonne et une mauvaise.
La bonne: c'est l'heure d'été.
La mauvaise: vous êtes en retard pour la messe.
Quelle qu'elle soit d'ailleurs.
Ostie et vin de table, ou poulet compote.
Vous vous êtes ENCORE gourés en changeant l'heure.
Tout à commencé à 7h (nouvelle heure) quand vous avez engueulé Joseph parce qu'il est venu vous réveiller.
-Jésus, Marie, Joseph...Joseph! Il est cinq heures, retourne dormir une heure.
-Mais j'arrive plus.
-Mets le dvd de "Retour vers le futur" alors, tu aimes bien...

2010-03-26

Earth Our: Eteignez cet ordinateur


Ce sont parfois les idées les plus simples qui sont les meilleures.
Demain (samedi 27 mars), entre 20h 30 et 21h30, on vous demande d'éteindre le maximum de choses chez vous.
Télé, lumières, ordinateur etc...
Non, Simone, pas le frigo.
Et pas sur veilleuse, Mireille, sinon ça ne sert à rien.
Sortez bougies et jeux de société.
Et pour ceux qui n'aiment pas ça, n'oubliez pas de prévoir des préservatifs.
Surtout ceux qui font ça en société.
Petit rappel: c'est aussi le we du Sidaction, Raymond.
Et quand je dis Raymond, je devrais dire Kilyan, Justin , Morgane et Kimberly.
Parce qu'on a pas tous eu la "chance" de faire partie de la génération capote.
N'est ce pas, Benoît?
Et tant qu'on y est, n'oubliez pas de changer d'heure, on passe à l'heure d'été.
Oui, on PERD une heure, Josiane.
C'est à dire qu'à 2h il sera déjà 3H.
Magie.
Je sais, ça fait beaucoup de choses en un samedi, mais même si on est pas une lumière, on peut y arriver.
On se concentre, Brigitte, et tout ira bien.
Je résume:
On éteint les lumières à 20h 30.
On change d'heure à 2h.
On se protège à toute heure.

Bon week-end, Lorie.

2010-03-25

Les Nouvelles Chroniques du Lapin Blanc: Aujourd'hui, c'est ma fête!




Prenez le temps d'un thé chez les fous.

Hier sortait l'"Alice" de Tim Burton.
Et voilà que ce 25 mars est la journée officielle de la procrastination.
Si le lapin blanc qui "insomnise" en moi ne se manifeste pas aujourd'hui...

2010-03-24

Modes et travaux: Rouleau de Printemps



Avant/Après (chez moi, en tout cas).



Le soleil vient de se lever, encore une belle journée, et il va bientôt arriver, le temps de récurer.
On lave, on frotte, on shampouine, on aspire.
C'est une véritable tornade de propreté qui s'abat sur votre intérieur, entraînant dans son tsunami des millions de bactéries, acariens et autres créatures méphitiques.
Des sols qui brillent, les vitres qui luisent (oui Guillaume, des questions?), des meubles qui blinquent (comme on dit chez moi).
Adieu les lourds rideaux tachés par la poussière, la fumée de cigarette, l'huile de friture et les crêpes mikado.
Hissez les voiles légers, blancs et frais qui virevoltent sous cette brise marine.
Une véritable vague de fraîcheur déferle sur votre salon.

Mais dopé(e) par le jus carotte-concombre-ananas-pamplemousse rose-kiwi-orange sanguine et son complexe vitaminé CDGVFRCXDCVGHABC , et aussi par les par les endorphines sécrétées suite à ce nettoyage musclé qui vous a fait faire, l'air de rien, votre première séance de sport depuis le 23 octobre dernier, vous décidez que rien ne vous arrêtera.
On bouge les meubles, un petit coup de peinture s'impose.
Votre rouleau de printemps se déchaîne à présent , répandant sa blancheur immaculée.
De toute façon, ce mur vert pistache et ce papier peint noir et or vous donnait des envies de meurtre, à chaque fois qu'un invité prononçait la phrase qui tue, justement: " j'ai vu la même chose dans un vieux Wallpaper chez ma pédicure".
Je vous l'avais dit pourtant, qu'on s'en lassait vite...

Mais bon tant qu'à jouer les Blanche Neige du ripolin, autant le faire à fond.
C'est la chambre à coucher qui subit à présent les effets de votre cyclone de force 4 sur l'échelle du peintre.
Vous en profitez pour jeter la moitié des vêtements que vous avez rangé dans le placard "achats compulsifs", et, histoire que cette fable ait une morale, vous les donnez à ceux qui en on vraiment besoin, contrairement à ce que vous prétendiez en lorgnant sur la vitrine en cours (je ne parle pas de toi, Charlotte, qui me relis avec attention).

Par la fenêtre grand ouverte, Chérie fm diffuse "Comme un ouragan" dans la radio des ouvriers, qui après six mois de travaux forcés n'ont pas construit une pyramide à côté de chez vous, certes, mais on finit la toiture, ce qui n'est pas si mal quand on est obligé d'écouter "Bad Romance" (1).
Par contre, personne ne les forçait à chanter façon "Sept plaies de l'Egypte".
Moi je dis: Let my people go as far as possible (2).
Bref, je m'égare dans mon récit.
Sans doute l'effet des vapeurs d'Ajax et de Javel cumulées.
Très dangereux (pas vrai, Mic)? (3).

Dans la foulée, vous décidez de remplacer la vieille cuisine Keskiya par une neuve Ikea.
Après avoir joué à Twister, vous jouez à Tetris (n'est ce pas Franky?)
Bref (vitres) donc, en moins de temps qu'il ne faut pour dire "Il était une fois" , votre chaumière s'est transformée en chantier des maçons du coeur, vous êtes shooté à l'acrylique, et vous savez d'ores et déjà à quoi seront consacrés vos deux prochains we.

Mais quand vous aurez enfin tout terminé, que vous poserez enfin votre cendrier signé Eleonore Peduzzi, qui sert à tout sauf à ça et qui amuse surtout beaucoup vos invités quand vous quittez la pièce genre: "oh,t'as vu c'est drôle,la boule elle roule" (voir illustration), bref donc, une fois le devoir accompli, c'est fourbu, perclus de douleurs, et les sinus irrités par le solvant, que vous pourrez éructer dans un long soupir de satisfaction:
Et c'est tant mieux, parce que je ferai pas ça tous les jours...


(1) Voir "Ne riez pas: C'est l'Epiphanie".
(2) Laisse partir mon peuple au karaoké le plus éloigné possible.
(3) Centres anti-poison/ Paris: 01 40 05 48 48 /Belgique: 070 245 245

2010-03-23

Comme un garçon: Habillé comme un sac


Il est à priori, et je dis bien à priori, quelque chose qui distingue les hommes de la gente féminine: le sac.
Combien de jeans ne portent-ils pas les stigmates laissés par un portefeuille, des clés, un portable, et des euros qui finissent par lui donner des faux airs de pélican qui craindrait un nouveau crack boursier.
C'est pourtant ce qui risque d'arriver aux jeans en question.
Il existe donc une alternative à ce "prêt à tout porter":
le sac pour hommes.
Oui, ça sonne un peu mal comme ça.
On imagine que c'est réservé aux soldats de la mode qui arborent fièrement leur besace sur le coude façon Tinky Winky?
Encore un cliché.
Parce qu'il m'a suffi de regarder dix minutes les passants en buvant un café en terrasse ce matin, pour m'apercevoir que 8 hommes sur 10 sont contraints et forcés de porter un sac.
De la bandoulière pour ordinateur portable au sac ado, en passant par les rééditions d'une compagnie d'aviation panaméenne par un créateur que nous appellerons au hasard Mark J.( j'ai essayé de le dire plus simplement sans citer de marque, impossible, essayez chez vous et envoyez-moi vos suggestions), qu'on le veuille ou non, en fait, les hommes sont bel et bien (re)devenus des "Amis de la sacoche".
Bien sûr, il n'est pas encore arrivé le jour où on verra un mâle arborer fièrement une pochette dorée aux réceptions de l'ambassadeur.
Ou le dernier it bag lors d'un samedi shopping dévastateur version troisième mi-temps.
Mais on ne peut qu'encourager les créateurs à élargir leur gamme de balluchons, serviettes, et autres gibecières, pour que nous arrêtions quant à nous d'élargir nos poches, et que je cesse le matin de me dire devant le miroir:
Tu es de nouveau habillé comme un sac...

2010-03-18

Question: Y a-t-il une vie après le Croque Monsieur?




Certes, je l'ai déjà dit , mais quand on est pas en avance, on finit toujours par être en retard.
Et par avoir un petit creux.
Et c'est dans ces jours là, notamment, qu'on mange le nec plus ultra-rapide du repas pris en quatrième vitesse :
Le Croque Monsieur...

2010-03-11

"I'm here"/Spike Jonze: We are the robots



Décidément, je ne sais pas si c'est le temps qui le veut, mais ce début d'année est placé sous le signe des salles obscures, soit, mais chauffées.
J'ai donc eu l'occasion hier soir de découvrir un objet singulier (initié par une célèbre marque de vodka):
le court métrage du génial Spike Jonze (Being John Malkovich) , "I'm here".

Je ne sais pas comment ni où vous pourrez voir cette fable autour d'un couple de robots mais débrouillez vous, ça en vaut la peine.
Car l'empathie que génèrent Sheldon, robot bibliothécaire et sa compagne "Crash Test Dummie" Sienna est aussi immédiate que paradoxale.
Nous ne sommes pas en présence de "jolis robots in love".
Ils sont concrets sans être réalistes, sexy sans être beaux, normaux sans être humains.
Le jeu remarquable des acteurs cachés derrière les disques durs, la maîtrise émotionnelle du réalisateur, l'esthétique à la fois trash et léchée, et le son de la ferraille lorsque les deux êtres se frôlent: c'est dans cet ensemble que réside la réussite de ce petit conte moderne, simple, touchant.

Et quand à la soirée qui a suivi, j'ai vu les fashionistas se battre littéralement pour des sushis, mépriser le personnel, ou défendre bec et ongles leur petit carré de Vie IP, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'une fois de plus, la réalité dépasse la fiction.

We are the robots...

Thank you, Spike.




last minute: Itshuta à juste titre qu'il sera visible sur ce site:


http://www.imheremovie.com/

2010-03-10

Sans laisser de traces: un film attachant sur fond de détachant.


J'ai envie de soutenir ce film pour plein de raisons.
Mais certainement pas parce que je fais une "mini mini mini apparition" dedans.
Ni bien entendu parce qu'on y voit Bruxelles sous un jour nouveau, et par conséquent toute une flopée de potes.
Allez-y et dites moi ce que vous en avez pensé @ stephanecustersdeprofil@gmail.com






Sans laisser de traces, de Grégoire Vigneron
scénario: Laurent Tirard et Grégoire Vigneron

Avec Benoît Magimel, François-Xavier Demaison, Julie Gayet, Léa Seydoux,Jean-Marie Winling, Stéphane De Groodt, André Wilms,Dominique Labourier...

Sorti ce 10 mars.

2010-03-09

Manu Thoreau:1968- 2000




Terrible! Quoi? Terrrriiiible...


Manu Thoreau, disparu prématurément il y a dix ans, a fait les beaux jours de la circulation sur Canal + Belgique à la fin des années 90.
Dans "Faux Contact", parodie de l'émission de sécurité routière belge, il stigmatisait par sa déroutante dérision les travers d'une société routinière où les usagers perdent souvent le contrôle de leur véhicule, au sens propre comme au figuré...

2010-03-08

Religion Cathodique: Un épisode neigeux


Il est toujours amusant de constater que les médias ont (parfois) le sens de la formule.
On découvre des mots, des expressions, qui tout à coup sont à la mode, et qu'on ne pratiquait que très rarement avant.
Du tarmac de Villacoublay aux QG de campagne, en passant par le centre de crise, nos envoyés spéciaux rivalisent d'avantage par leurs hideuses cravates que par l'originalité de leurs idiomes.
Et ces jours-ci, celui qui bat tout le monde à plates coutures, c'est le fameux "épisode neigeux".
Soyons clair: cet hiver il ne neige pas.
Il n'y a pas de neige.
Il n'y a pas d'averses de neige.
Non.
Nous connaissons, mes amis, un nouvel "épisode neigeux".
Et bizarrement, contrairement au dernier épisode de "Lost" ou à la nouvelle saison de "Dexter", on est pas sûr d'attendre celui-ci avec la plus grande impatience.
Mais cette emphase permanente de nos envoyés spéciaux a bien entendu pour but de dramatiser une actualité au cas où elle ne le serait pas déjà assez.
Un peu comme ce témoignage de l'automobiliste qui sur le chemin du travail "prend son mal en patience, parce que de toutes façons on a pas le choix".
Le journaliste: vous n'avez pas peu de perdre le contrôle de votre véhicule?
Willy: Euh...Si quand même un peu.
Ouf.
On a de la matière à faire trembler d'autre chose que de froid dans les chaumières.
On finira le reportage sur une note humoristique et plus légère avec des enfants qui font de la luge avenue Général Leclerc.
Allez, il nous reste un peu de temps pour le monde.

Pardon de malmener ainsi ceux qui se dévouent pour assurer la couverture (chauffante) d'une actualité (bouillante).
Si le seul le tronc est filmé, on imagine la douleur de ceux qui attendent l'heure du direct, les pieds transis de froid, dans cinq centimètres de neige.
Qui plus est quant on les force parfois à porter des improbables parkas de la chaîne.
Je comprends qu'on remercie les caméramen ou women qui eux, ne feront même pas la fierté de Mamy, les yeux rivés sur son poste.
Mais justement: à force de faire de l'info de proximité, tendance cataracte, celle-ci ne risque-t-elle pas de rétrécir notre champ de vision, voire de nous heurter en pleine face?

Ne vous méprenez pas: ce n'est pas le sort des autres qui m'indiffère, loin de là, mais c'est cette mise en scène qui m'irrite.
Le style, le ton, la forme, qui parfois masquent mal un besoin de sensationnel, de misérabilisme, qui a pour effet secondaire (et je n'ai pas dit volontaire) d'anesthésier nos esprits déjà enrhumés.
Une sorte de ronron sémantique.
Une berceuse informative.

Je sais, ma vision est quelque peu simpliste, mais justement parfois un peu de simplicité ne ferait pas de mal.
Et certains y arrivent très bien, d'où mon trouble.

Quoi qu'il en soit, on attend effectivement la suite de la saison, avec le fameux épisode du "redoux", celui de" Oui, Claire, ici je dois vous dire que l'ambiance est à la déception", suivis par "La contre-performance" , de "Trois départements sont encore ce soir sous vigilance orange" " Eh bien on n'en sait toujours pas plus mais je vous rappelle que des sources non-officielles font état d'importants dégâts matériels" et le final avec son cliffhanger : "Voilà tout ce qu'on pouvait dire ici".

Comment vous dire, j'ai hâte.

2010-02-27

César 2010: Ce que vous ne verrez pas


C'est chaque année pareil.
On sort les petits-fours de Picardie.
On sort son smoking ou sa robe de sa housse antimite.
On sort la bouteille de champagne qu'on a gardé du dernier 31.
Tout est en place.
Les services de sécurité sont à pied d'oeuvre depuis ce matin.
On a dressé l'enseigne sur la devanture du Chatelet.
Comme chaque année, je suis invité aux César (dans mes rêves).
Comme chaque année je regarderai la télé...

2010-02-26

Chatroulette: Faut-il vraiment en parler?



La question reste entière.
Pour tout vous dire, j'ai hésité toute la semaine.
En parler, relayer l'info, et polémiquer n'est-il pas participer au buzz?
Mais bon, comme à peu près tous les médias s'y sont mis cette semaine, je me dis qu'ils ont réfléchi à la question.
Ce n'est que c'est samedi dernier, autour d'un verre, au détour d'une conversation, qu'un pote m'en a parlé.
Deux heures plus tard, avec un ami, nous sommes donc allé faire un petit tour.
Et c'est exactement ce à quoi on s'attend, ce à quoi il fallait s'attendre.
A part une discussion avec un couple de retraités en Floride, une famille américaine dans son salon (avant le passage des maçons du coeur), et trois quatre personnes déguisées qui font "wazaaaaaaaa", ce qui est plutôt drôle, c'est une alternance de visages de mineurs, de gros cochons, et de petits oiseaux déjà sortis.
Moins drôle.
Beaucoup moins drôle, en fait.
Les images de mauvaise qualité (voir illustration) se succèdent, vu qu'on vous zappe la plupart du temps, vu que vous n'êtes ni déguisé, ni prêt à montrer vos "tits & boobs" à qui l'écrit sur une minable feuille en papier en guise de page d'accueil.
Minable, le mot est lâché.
C'est un peu la fin du monde, la misère.
La solitude que voulait vaincre ce jeune lycéen russe en créant un chat universel démontre en fait une fois de plus le contraire.
Si internet développe le social networking, il engendre inévitablement l'ultra moderne solitude.
Ce qui partait d'une utopie plutôt sympathique est très vite contaminé par le virus informatique: celui de ceux qui n'ont vraiment rien d'autre à faire.
Du militaire qui fait la guerre tout seul dans sa chambre au loser qui se croit drôle parce qu'il a mis une perruque, circulez, il n'y a rien à voir.
Si, entre adultes consentants, avec l'appui d'un outil de modération, l'idée de rencontrer des gens à l'autre bout du monde peut amuser deux minutes, même sans ses dérives, en fait, le principe lasserait très vite.
Et il y a fort à parier que cette roulette russe s'est déjà tiré une balle dans le pied.
Un peu comme une (mauvaise) émission de téléréalité.
On va voir ce que c'est.
Moi, en tout cas, c'est tout vu.
Mais de grâce, n'y allez pas, et évitez cela à vos enfants, ils n'apprendront rien sur le pistil et l'étamine qu'ils ne sachent déjà.
Si ça peut éviter à des ados de voir ce truc, alors ça valait la peine d'en parler...

2010-02-20

A Single Man: Sous toutes les coutures




L'avant première sur les Champs Elysées a déplacé tout les modeux de Paris.
Parmi eux, quelques stars anonymes: Karl, Kylie, Jean-Paul, Dita, Guillaume, Laetitia...
Et quand Tom Ford invite la sublime Julianne Moore et le très smart Colin Firth à le rejoindre sur scène, il ne prononce que quelques mots pour dire la chance qu'il a eu de pouvoir compter sur eux pour son premier film.
Et c'est vrai.
Car " A Single Man", librement adapté du roman de Christopher Isherwood, repose avant tout sur les épaulettes de l'acteur britannique, impressionnant dans le rôle de George, un enseignant qui peine à faire le deuil de son compagnon disparu dans un accident de voiture huit mois plus tôt.
On comprend très vite que George met en scène ce qui sera sa dernière journée sur terre.
L'époque des Sixties, et la pudeur très British de l'acteur (en course pour l'Oscar) conviennent parfaitement à ce portrait à la loupe. Au scalpel.
Sous toutes les coutures.
Et si parfois l'esthétique ultra léchée de Tom Ford semble diluer le propos et retarder le récit, l'équilibre est vite rétabli par le casting impeccable dans son ensemble.
Le réalisateur, dont c'est après tout le premier film, a su s'entourer.
La séquence du dîner entre George et son ex copine et meilleure amie Charley -Julianne Moore, égale à elle même mais en toujours mieux- est magnifique, dans tous les sens du terme.
La photo, l'esthétique, viennent alors sublimer le jeu des acteurs, l'encadrer, le ciseler.
Et il faut effectivement du talent pour arriver à ce degré de mise en scène.
Le reste du casting est à la hauteur, dont le jeune Nicolas Hoult, découvert dans "About a boy", même si je n'ai pas compris le pull en angora.
Les imperfections de ce film, comme certaines systématiques au niveau des couleurs, n'empêchent pas de trouver l'ensemble réussi, donnent en tout cas l'envie de lire le roman, et excitent la curiosité quant à la suite de la deuxième carrière (très prometteuse) de Mr Ford.
A Single Man est avant tout un film singulier, et on ne peut que s'en réjouir entre modeux, entre stars, ou entre anonymes...



















A Single Man, sortie le 24 Février 2010.

PS: Merci à Virginie pour la magnifique soirée.
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2010-02-13

Ne riez pas: C'est l'année du Tigre.


Bon ok, ok, je sais.
On vous avait dit que l'année du boeuf serait votre année (voir "Ne riez pas: c'est l'année du Boeuf).
Et force est de constater que c'est pas la joie en ce moment.
Mais bon, il faut dire que ce nouvel an qui tombe systématiquement en Février, quand tout le monde en a marre de l'hiver, alors qu'il nous reste encore un mois à tirer au bas mot.
Et comme cette année il neige partout, sauf à Vancouver, on peut se dire que seul les tigres blancs sortiront leurs pétards cette année pour fêter ça...

2010-02-05

Star Wars: Les fans de thon menacent (la pub interdite)




Luke, je suis thon père.


A chacun sa polémique.
Alors qu'aux Usa une pub contre l'avortement pendant le Super Bowl divise les Américains, ici c'est une publicité pour le thon, censée être diffusée sur M6 pendant l'intégrale de Star Wars, qui suscite la controverse.
En pleine polémique sur la pêche au thon rouge, elle a été jugée trop "dark side of the force" par le CSA.
Un budget colossal avait pourtant été investi dans cette pub à grand spectacle.
Et oui: C3P0 porte une culotte.
Voici donc en exclusivité la pub que vous ne verrez pas à l'antenne.
Merci à Itshuta pour ce document exceptionnel.





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