Quelque part entre les romans à l'eau de gare et les Editions Baldaquin, Fictions Pulpeuses revient sur ces tranches de vie souvent très mal écrites, et où vous vous êtes parfois fait un film.
C'est un été particulier, avec ses fortes chaleurs et ses feux dévastateurs.
Mais sans faire de plaisanteries douteuses, il n'y a pas que le thermomètre dont la température s'affole, et les feux de l'amour peuvent aussi faire des ravages.
Voici donc une nouvelle édition, savant cocktail de clichés (de vacances), d'eau de rose, et d'une bonne dose de conneries, avec des histoires courtes à lire au bord de la piscine ou au bureau, pour trouver la perle rare, ou pour éviter de nager au milieu des requins.
Après Neverending Summer épisode 1 et épisode 2, de quoi vous donner des sueurs froides, ou brûlantes c'est selon...
Retour au Summer Camp :
Jessica profite de vacances bien méritées : Elle bosse comme une dingue toute l'année comme vétérinaire, s'investit à fond dans des oeuvres caritatives (cinq au total), et a remporté une médaille de bronze aux derniers Jeux Olympiques en saut d'obstacles. Bref, Jessica est parfaite, limite énervante.
Elle veut juste profiter de quelques jours de répit, donc, finir d'écrire son livre ( elle rédige des travaux sur l'équithérapie), et manger des moules marinières (elle en rêve depuis deux ans).
Malheureusement pour elle, le répit n'est que de très courte durée. Car Samantha, ancienne camarade de classe, Miss Vipère et cauchemar récurent s'avance vers elle :
- Jess! Mais qu'est ce que tu fais là? C'est incroyable!
- Sam, ça alors quelle "bonne" surprise! Bah comme tu vois, je cherche les boucles d'oreilles d'émeraudes de Marie-Louise dans le sable. Là je faisais une petite pause.
- Marie-Louise? Je la connais? Aaaah, tu me fais encore une de tes blagues! Tu as toujours eu un humour un peu spécial...
- Il est vrai que ça changeait des blagues à deux balles à la récré.
- Je ne t'ai pas reconnue tout de suite, j'ai vu ton chapeau... enfin mon chapeau. Tu t'es toujours inspirée de mon style, je dois dire.
- Ah ce chapeau là? Il est en vente à la boutique de l'hôtel. En promo. Tu dois le savoir. D'ailleurs, tout le monde le porte ici. Même les sauveteuses, regarde (voir illustration).
- En parlant de blague, tu te souviens du camp de vacances?
- Comment oublier...
- Non, mais quand on t'avait attachée à un arbre, pendant qu'on est tous partis à la plage, et que les animateurs ont mis deux heures à se rendre compte que tu n'étais pas là... Hahahaha!
- Hilarant.
- En même temps, tu l'avais cherché : Tu avais embrassé Tom alors que j'avais des vues depuis le début sur lui.
- Euh... Pour autant que je me rappelle, on était deux à s'embrasser. Et tu ne m'adressais pas la parole.
- Dans le doute, tu aurais pu t'abstenir...
- Dans le doute de quoi? À l'époque, tu draguais tout ce qui avait un peu de duvet au dessus des lèvres (et pas que des garçons, si j'ai bien suivi). Pourtant, je ne t'ai jamais jugée, et encore moins ligotée à un arbre.
- Oh, c'est que tu peut-être rancunière! T'inquiète, de toute façon j'ai trouvé beaucoup mieux. J'ai un mari très aimant et trois enfants adorables. Une grande fille et deux garçons. Tu es mariée, toi?
- Non.
- Dommage pour toi! Des enfants, au moins?
- Au moins? C'est quoi, un concours?
- Mais, ma chérie, ne monte pas sur tes grands chevaux! Tu es bien placée pour savoir que dans la vie TOUT est compétition!
- Tu sais quoi Sam, je te plains. Bonnes vacances à toi.
- Tu mes plains? Alors ça c'est la meilleure! Ce n'est pas parce que tu es championne olympique que tu dois me prendre comme ça de haut!
- Tu remarqueras que je suis restée assise. Bonne journée.
- Non, mais dis-moi : Tu me plains pour quoi exactement? Vas-y!
- Ça ne m'apporterait rien. Bye.
- Mais quoi! Tu vas parler, espèce de traînée!
- Je vous ai vus l'autre soir au dîner, je t'ai soigneusement évitée au buffet "Coquillages et Crustacés". Tes trois enfants ont gardé la tête baissée toute la soirée. Normal, ils avaient leur téléphone sous la table. Normal aussi, puisque qu'à part leur faire des remarques désobligeantes sur le physique de ta fille, ou sur les coups de soleil de tes garçons, tu ne leur as posé aucune question sur leur journée. Tu pestais contre la nourriture, tu critiquais le comportement d'un couple d'amoureux manifestement en lune de miel, et tu as coupé la viande de ton mari, qui était beaucoup plus intéressé par les danseuses hawaïennes. À moins que ce ne soit par le joueur de ukulélé bien sûr. Parce qu'ils ont échangé quelques mots pendant que tu étais partie te resservir copieusement pour la deuxième fois de glace à la mangue. Il est où ton mari, d'ailleurs? Il fait la sieste? Il est parti en excursion plongée? Parce qu'apparement, le musicien est aussi moniteur de snorkeling. Bon ok, j'avoue ma blague est douteuse... De rien, tu me remercieras plus tard.
- Espèce de... Sale garce! J'aurais dû te laisser crever attachée à cet arbre! Voilà ce que j'en fais de ton chapeau de merde!
Samantha piétine nerveusement le chapeau, prise d'une crise de rage, cris et pleurs mêlés.
Le maître-nageur-sauveteur s'en inquiète :
- Tout va bien, Jessica?
- Oui, oui, ma copine est juste très émue.
- Ah ok...Et encore merci d'avoir sauvé le gamin ce matin à la plage!
- Oh, mais de rien! Il va bien, Anastase?
- Oui oui, plus de peur que de mal! Il est au mini club, il fait des batailles d'algues.
- Mais quelle mère appelle son gamin Anastase? renchérit la sauveteuse à chapeau.
- Laissez-moi vous la présenter, dit alors Jess en se levant d'un bon, voici Samantha!
Sam est restée interdite. Quelques instants d'inattention qui ont suffit à Jess pour disparaître, telle une parure du Musée du Louvre.
Celle-ci s'en est voulu quand le lendemain, le mari de Sam l'a quittée pour le joueur de ukulélé. Ils sont partis pour la journée faire de la plongée à Brokeback Island. Sam a changé d'hôtel, emmenant avec elle Anastase et Adonis. La plus grande, Aldegonde (elle se fait appeler Adèle), est restée en attendant son père, vue qu'elle fêtait ses 18 ans hier soir (mais c'était pas franchement la fête au buffet "Dents de la mère").
Adèle, qui chante en cachette, en a profité pour s'inscrire à la soirée "The Voice". Elle a reçu une standing ovation pour son interprétation de Skyfall. Tout le monde était débout donc, Jess la première, mais aussi son père Adam et ses deux frères, échappés de l'hôtel des Physalies (1). Le joueur de ukulélé est resté assis, vu qu'il l'accompagnait au piano. Et un peu plus loin, en larmes, se tenait cachée dans les plantes tropicales (qui piquent et ça fait mal) et derrière un arbre (auquel bizarrement elle s'est accrochée pour trouver du réconfort) Samantha, fière de sa fille, pour la toute première fois de sa vie...
L'avis du Flamand Rose : Quand on est face à une bécasse, il faut savoir lui clouer le bec. Si c'est pour lui rendre service, évidemment.
Retour à l'envoyeur :
Lui : Bonjour Madame, c'est à vous ce joli ballon?
Elle : Bonjour Monsieur. Non.
Lui : Vous êtes certaine? Il semble être attiré par vos beaux yeux...
Elle : Ah, ok je vois... Oui je suis certaine, et je n'ai pas envie de jouer au ballon.
Lui : Vous avez un joli chapeau.
Elle : Le même que tout le monde à l'hôtel, il est en promo à la boutique. Mais vous devez le savoir...
Lui : En tout cas, ça nous fait un point commun...
Elle : Sérieusement, Monsieur, c'est comme ça que vous draguez? On est en 2026, pas en 1966!
Lui : Votre beauté est intemporelle, c'est sûrement pour ça...
Elle : Oh...Lourd! En plus, vous êtes marié Monsieur!
Lui : L'été tout est permis...
Elle : Et moi aussi je suis mariée!
Lui : Vous ne voulez pas qu'on aille se baigner tous les deux?
Elle : J'ai pas envie, foutez-moi la paix.
Lui : Ramasser des coquillages?
Elle : J'ai dit non. Vous comprenez le message?
Lui : Faire du cerf volant?
Elle : Oh, ça suffit maintenant! Dégage!
Lui : Faire des châteaux de sable?
Elle : J'ai dit : NON! C'est clair? Je ne veux pas faire de châteaux de sable! Par contre je veux bien que tu me roules une pelle, qu'on aille boire un ou deux cocktails, puis qu'on remonte dans la chambre d'hôtel...
Lui : Madame est poète...
Elle : Et que tu me fasses l'amour comme si c'était la première fois, parce qu'à dix huit heures trente, on récupère les gamins au Kids Club, après c'est le bain, et après c'est le dîner avec un buffet "Pirates des Caraïbes", et puis la soirée concours de playback. Alors, après tout ça, je serai HS, si tu vois ce que je veux dire... Monsieur.
Lui : À vos ordres...Madame.
L'avis du Flamand Rose : J'ai rien compris. Ils se connaissent? En tout cas, j'adore les concours de playback... Enfin, c'est ce qu'on disait dans les années 80, aujourd'hui on dit lip sync...
Lui : Madame? Madame?
Elle : Euh...Monsieur le Sauveteur?
Lui : Vous voyez le drapeau?
Elle : Euh...oui,oui.
Lui : Vous êtes daltonienne?
Elle : Euh...non, non.
Lui : Il est de quelle couleur?
Elle : Euh... rouge...
Lui : Voilà, et quand le drapeau est rouge, la baignade est autorisée?
Elle : Euh...non,non.
Lui : Vous voyez ce surfeur émérite qui range sa planche?
Elle : Euh...non, non.
Lui : Derrière vous.
Elle : Ah? Euh...oui,oui.
Lui : Et, là vous alliez faire du snorkeling?
Elle : Euh...oui, enfin non...
Lui : Bon.
Elle : Euh...Je peux tremper un pied au moins? C'est mon dernier jour de vacances...
Lui : Non.
Elle: Oh, euh...vous êtes pas sympa...
Lui : Non.
Elle : Euh...Vous êtes toujours aussi dur?
Lui : Non.
Elle : Euh...Vous avez passé une mauvaise journée?
Lui : Non. Je fais mon boulot.
Elle : C'est quoi votre boulot? Euh...Empêcher les gens de s'amuser?
Lui : Non, empêcher les gens de se noyer.
Elle : Mais, allez euh...détendez-vous... Le soleil brille...
Lui : Les courants sont trop forts.
Elle : Euh...Je suis une nageuse émérite!
Lui : Les courants sont trop forts.
Elle : Et euh...si j'y vais quand même?
Lui : Je suis un sauveteur émérite.
Elle : Euh...
Lui : Quoi?
Elle : Euh... quoi : quoi?
Lui : Vous dites beaucoup euh, non?
Elle : Euh...non...je sais pas.
Lui : Bah oui, vous savez pas, c'est pour ça que vous dites tout le temps euh.
Elle : Euh...non! C'est parce que je réfléchis.
Lui : Bah, oui vous réfléchissez pendant que vous dites euh.
Elle : Euh, vous êtes sauveteur de la langue française aussi?
Lui : Non, je suis sauveteur volontaire et orthophoniste émérite.
Elle : ...
Lui : Oui?
Elle : Je ne dis plus rien.
Lui : Bon. Je vous souhaite une bonne fin de journée. Et une bonne fin de vacances aussi.
Elle : Et je fais quoi moi maintenant?
Lui : Vous allez vous rhabiller.
Elle : Euh.. Quoi?
Lui : Oui, vous retournez à l'hôtel et vous vous faites belle, parce que ce soir je vous invite à dîner. Enfin, si vous êtes disponible... et célibataire.. et intéressée... et si ça vous fait plaisir surtout.
Elle : Euh... attendez...oui... oui...je sais pas encore...oui.
Lui : Parfait, 20 heures devant l'Hôtel des Haliotis (2)?
Elle : Euh... Mais comment vous savez?
Lui : Oh, juste parce que ça fait quinze jours que je vous observe. Et que c'est marqué sur votre serviette. Je l'ai vu avec mes jumelles. Ça fait quinze jours que vous vois nager, faire du snorkeling, et je me dis : qui est cette belle nageuse émérite? Mais comme vous êtes très jolie, et que je travaille, et que je suis un timide émérite, et qu'il y a toujours une nuée de gars qui vous draguent, j'ai guetté le moindre faux pas de votre part pour venir vous parler. Mais comme ça n'arrivait pas, aujourd'hui, j'ai décidé de hisser le drapeau rouge, même si le soleil brille et que la mer est relativement calme.
Elle : Euh... J'y vais alors? Je ne peux pas aller nager vu que... c'est un faux drapeau rouge?
Lui : C'est à vous de voir. Je m'appelle Carter et je finis dans dix minutes, donc soit vous filez à l'hôtel, soit vous allez nager, et on ne se reverra jamais...
19h 58' : Carter est arrivé devant l'hôtel, avec sa chemisette hawaïenne bien repassée. Il a attendu, confiant. Elle n'a pas été dans l'eau, donc il a pris ça pour un oui. Et puis il s'est dit : Comme elle est hésitante, elle a peut-être changé d'avis et est redescendue nager après son service...Si ça se trouve, elle y est encore, entourée de gars, ils prennent l'apéro en attendant le coucher de soleil....
20h : Toujours personne. Carter guette les familles qui sortent de l'hôtel pour aller dîner en ville. Il se dit qu'il est con d'avoir fait tout ça, tout ça pour ça... Qu'il est con d'y avoir cru... Encore une fois...
20h02' : Il se dit que cette fois elle ne viendra plus. Il s'éloigne.
Elle : Monsieur? Euh... Carter?
Elle apparait en haut des escaliers, en robe blanche, enfilant ses talons à la hâte, les cheveux trempés. Elle le rejoint un peu plus loin.
Elle : Sorry, je suis en retard, mais en fait, euh...je suis allé nager quand même vu que c'est ma dernière soirée...Qu'est ce que vous faites? Vous partiez?
Carter : Oui, je me disais que... enfin que vous ne viendriez pas...
Elle : Euh... non, non, enfin si, si... Bon, on y va?
Carter : Euh...oui. La nageuse émérite a un prénom?
Elle : Euh, oui. Mais je vous le dirai plus tard... si j'ai envie....
L'histoire ne dit pas son prénom, ni si ils ont passé une bonne soirée, ni si ils ont regardé le coucher de soleil ensemble, ni si elle a repoussé son départ. La seule chose qu'on sait c'est que le lendemain, Mitch, sauveteur émérite, a aperçu avec ses jumelles son collègue Carter nager en excellente compagnie. Le drapeau était vert...
L'avis du Flamand Rose : Non mais des histoires comme ça ça n'existe pas. Dans la vraie vie, elle (Cynthia, Barbara ou Natacha), elle l'aurait bien remis à sa place, et elle serait allée nager directement. L'association des surfeurs émérites aurait porté plainte. Et Carter aurait été viré, point barre. Non mais...C'est vrai quoi. On paye déjà assez cher nos vacances comme ça... Je t'en foutrai moi, des émérites...
Retour au Lagon Bleu :
Lui : Pardon, Madame, bonjour. On vous a déjà dit que vous ressembliez à Brooke Shields?
Elle : Bonjour. Je ne vois pas qui c'est... Une chanteuse?
Lui : Quoi? Vous ne voyez pas? Mais si...elle a joué dans le Lagon Bleu!
Elle : Pas vu... Mais c'est un film récent?
Lui : Non c'est vieux, mais culte.
Elle : Ah c'est pour ça alors...Mais pourquoi c'est culte?
Lui : Deux très jeunes naufragés qui grandissent ensemble et découvrent l'amour sur une île paradisiaque... Lui blond et beau gosse, elle magnifique avec des yeux azur.
Elle : (rire) J'ai les yeux noisettes... Et le beau gosse aux cheveux blonds, c'est vous, c'est ça?
Lui : On me dit souvent que je ressemble à Christopher Atkins, c'est pour ça que j'ai regardé le film...
Elle : (rire) Je crois que c'est la drague la plus nulle que j'ai entendu de ma vie...
Lui : Ouais évidemment, mais c'est parce que vous connaissez pas le film, alors forcément...Parce que dans le film, ils sont beaux et amoureux, ils nagent nu dans le lagon, ils sont bronzés, ils glissent dans des cascades, ils pêchent, ils font l'amour sur des feuilles de palmier, c'est très romantique...
Elle : (rire) Ça a l'air un peu tarte, ton truc...
Lui : Non, mais vous.. tu devrais le voir, tu comprendrais mieux...parce que c'est culte, à un moment elle tombe enceinte...
Elle : (rire) Bon, tu m'emmerdes avec ton film, tu veux pas me payer un verre plutôt, qu'on avance?
Lui : Ah donc, vous..tu es intéressée?
Elle : (rire) T'es archi nul en drague, je sais pas à qui tu ressembles, mais tu me fais déjà marrer, c'est un bon départ...
Lui : Je peux t'offrir un daïquiri à la paillote alors?
Elle : (rire) Je préfère une pinte. Elle boit pas de bière ton actrice là...
Lui : Brooke Shields.
Elle : Elle boit pas de bière Brooke Shieds?
Lui : Bah sur une île déserte il n'y a pas de paillote...
Elle : (rire) Écoute euh... c'est quoi ton prénom?
Lui : Anatole.
Elle : Chouette prénom Anatole. Alors voilà ce qu'on va faire : tu arrêtes de me parler du Lagon Bleu, et moi je te raconte un autre film culte...
C'est l'histoire d'une fille, Louise, avec des yeux noisettes, qui a passé des vacances de merde parce qu'elle s'est fait larguer par son mec qui est parti avec la meilleure amie de Louise, juste avant les vacances, genre la lose totale. Elle a le moral dans les chaussettes, et ses chaussettes sont pleines de sable, ce qu'elle déteste par dessus tout. Mais elle doit porter des chaussettes parce que depuis qu'elle est arrivée, elle est bouffée par les moustiques. Elle s'est fait piquer par une méduse, donc elle évite d'aller se baigner, bref elle vit un vrai cauchemar dans un cadre paradisiaque. Et au moment où elle pense sérieusement à écourter son séjour, il y a un petit blondinet qui l'accoste avec une méthode de drague bidon, autour d'un film à l'eau de rose manifestement un peu daté... Alors là, soit elle craque complètement, elle fond en larmes, soit elle éclate de rire. Et c'est ce qui se passe : elle rit. Parce qu'en fait, le gars il est tellement convaincu de son truc que ça le rend mignon. Et surtout, elle se rend compte qu'elle n'a pas rigolé depuis longtemps, que son ex était pas drôle, même malgré lui, que les blagues de son ex meilleure amie étaient nulles, et que ce charmant garçon qui a pris ses noix de coco en main pour venir lui parler, c'est la meilleure chose, et de loin, qui lui soit arrivée à cette naufragée de l'amour dans cette quinzaine infernale...
Anatole : (rire) Je me demandais aussi pourquoi tu gardais tes chaussettes... Et ça fini bien ton film?
Louise : Je sais pas, j'ai pas vu la fin. En tout cas ils vont boire des bières, et se marrer pendant toute la soirée, et en tout cas, ils n'iront pas faire de bain de minuit... Mais qui sait : ils iront peut être un jour ensemble à la pêche en rivière, s'il n'y a pas trop de moustiques...
Anatole : La bande annonce est marrante en tout cas. Mais je te préviens, mes blagues aussi, elles sont nulles...
L'avis du Flamand Rose : Le Lagon bleu a marqué mon enfance. Avec le recul, je préfère Koh Lanta...
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