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2010-03-25

Les Nouvelles Chroniques du Lapin Blanc: Aujourd'hui, c'est ma fête!




Prenez le temps d'un thé chez les fous.

Hier sortait l'"Alice" de Tim Burton.
Et voilà que ce 25 mars est la journée officielle de la procrastination.
Si le lapin blanc qui "insomnise" en moi ne se manifeste pas aujourd'hui...

2010-03-24

Modes et travaux: Rouleau de Printemps



Avant/Après (chez moi, en tout cas).



Le soleil vient de se lever, encore une belle journée, et il va bientôt arriver, le temps de récurer.
On lave, on frotte, on shampouine, on aspire.
C'est une véritable tornade de propreté qui s'abat sur votre intérieur, entraînant dans son tsunami des millions de bactéries, acariens et autres créatures méphitiques.
Des sols qui brillent, les vitres qui luisent (oui Guillaume, des questions?), des meubles qui blinquent (comme on dit chez moi).
Adieu les lourds rideaux tachés par la poussière, la fumée de cigarette, l'huile de friture et les crêpes mikado.
Hissez les voiles légers, blancs et frais qui virevoltent sous cette brise marine.
Une véritable vague de fraîcheur déferle sur votre salon.

Mais dopé(e) par le jus carotte-concombre-ananas-pamplemousse rose-kiwi-orange sanguine et son complexe vitaminé CDGVFRCXDCVGHABC , et aussi par les par les endorphines sécrétées suite à ce nettoyage musclé qui vous a fait faire, l'air de rien, votre première séance de sport depuis le 23 octobre dernier, vous décidez que rien ne vous arrêtera.
On bouge les meubles, un petit coup de peinture s'impose.
Votre rouleau de printemps se déchaîne à présent , répandant sa blancheur immaculée.
De toute façon, ce mur vert pistache et ce papier peint noir et or vous donnait des envies de meurtre, à chaque fois qu'un invité prononçait la phrase qui tue, justement: " j'ai vu la même chose dans un vieux Wallpaper chez ma pédicure".
Je vous l'avais dit pourtant, qu'on s'en lassait vite...

Mais bon tant qu'à jouer les Blanche Neige du ripolin, autant le faire à fond.
C'est la chambre à coucher qui subit à présent les effets de votre cyclone de force 4 sur l'échelle du peintre.
Vous en profitez pour jeter la moitié des vêtements que vous avez rangé dans le placard "achats compulsifs", et, histoire que cette fable ait une morale, vous les donnez à ceux qui en on vraiment besoin, contrairement à ce que vous prétendiez en lorgnant sur la vitrine en cours (je ne parle pas de toi, Charlotte, qui me relis avec attention).

Par la fenêtre grand ouverte, Chérie fm diffuse "Comme un ouragan" dans la radio des ouvriers, qui après six mois de travaux forcés n'ont pas construit une pyramide à côté de chez vous, certes, mais on finit la toiture, ce qui n'est pas si mal quand on est obligé d'écouter "Bad Romance" (1).
Par contre, personne ne les forçait à chanter façon "Sept plaies de l'Egypte".
Moi je dis: Let my people go as far as possible (2).
Bref, je m'égare dans mon récit.
Sans doute l'effet des vapeurs d'Ajax et de Javel cumulées.
Très dangereux (pas vrai, Mic)? (3).

Dans la foulée, vous décidez de remplacer la vieille cuisine Keskiya par une neuve Ikea.
Après avoir joué à Twister, vous jouez à Tetris (n'est ce pas Franky?)
Bref (vitres) donc, en moins de temps qu'il ne faut pour dire "Il était une fois" , votre chaumière s'est transformée en chantier des maçons du coeur, vous êtes shooté à l'acrylique, et vous savez d'ores et déjà à quoi seront consacrés vos deux prochains we.

Mais quand vous aurez enfin tout terminé, que vous poserez enfin votre cendrier signé Eleonore Peduzzi, qui sert à tout sauf à ça et qui amuse surtout beaucoup vos invités quand vous quittez la pièce genre: "oh,t'as vu c'est drôle,la boule elle roule" (voir illustration), bref donc, une fois le devoir accompli, c'est fourbu, perclus de douleurs, et les sinus irrités par le solvant, que vous pourrez éructer dans un long soupir de satisfaction:
Et c'est tant mieux, parce que je ferai pas ça tous les jours...


(1) Voir "Ne riez pas: C'est l'Epiphanie".
(2) Laisse partir mon peuple au karaoké le plus éloigné possible.
(3) Centres anti-poison/ Paris: 01 40 05 48 48 /Belgique: 070 245 245

2010-03-23

Comme un garçon: Habillé comme un sac


Il est à priori, et je dis bien à priori, quelque chose qui distingue les hommes de la gente féminine: le sac.
Combien de jeans ne portent-ils pas les stigmates laissés par un portefeuille, des clés, un portable, et des euros qui finissent par lui donner des faux airs de pélican qui craindrait un nouveau crack boursier.
C'est pourtant ce qui risque d'arriver aux jeans en question.
Il existe donc une alternative à ce "prêt à tout porter":
le sac pour hommes.
Oui, ça sonne un peu mal comme ça.
On imagine que c'est réservé aux soldats de la mode qui arborent fièrement leur besace sur le coude façon Tinky Winky?
Encore un cliché.
Parce qu'il m'a suffi de regarder dix minutes les passants en buvant un café en terrasse ce matin, pour m'apercevoir que 8 hommes sur 10 sont contraints et forcés de porter un sac.
De la bandoulière pour ordinateur portable au sac ado, en passant par les rééditions d'une compagnie d'aviation panaméenne par un créateur que nous appellerons au hasard Mark J.( j'ai essayé de le dire plus simplement sans citer de marque, impossible, essayez chez vous et envoyez-moi vos suggestions), qu'on le veuille ou non, en fait, les hommes sont bel et bien (re)devenus des "Amis de la sacoche".
Bien sûr, il n'est pas encore arrivé le jour où on verra un mâle arborer fièrement une pochette dorée aux réceptions de l'ambassadeur.
Ou le dernier it bag lors d'un samedi shopping dévastateur version troisième mi-temps.
Mais on ne peut qu'encourager les créateurs à élargir leur gamme de balluchons, serviettes, et autres gibecières, pour que nous arrêtions quant à nous d'élargir nos poches, et que je cesse le matin de me dire devant le miroir:
Tu es de nouveau habillé comme un sac...

2010-03-18

Question: Y a-t-il une vie après le Croque Monsieur?




Certes, je l'ai déjà dit , mais quand on est pas en avance, on finit toujours par être en retard.
Et par avoir un petit creux.
Et c'est dans ces jours là, notamment, qu'on mange le nec plus ultra-rapide du repas pris en quatrième vitesse :
Le Croque Monsieur...

2010-03-11

"I'm here"/Spike Jonze: We are the robots



Décidément, je ne sais pas si c'est le temps qui le veut, mais ce début d'année est placé sous le signe des salles obscures, soit, mais chauffées.
J'ai donc eu l'occasion hier soir de découvrir un objet singulier (initié par une célèbre marque de vodka):
le court métrage du génial Spike Jonze (Being John Malkovich) , "I'm here".

Je ne sais pas comment ni où vous pourrez voir cette fable autour d'un couple de robots mais débrouillez vous, ça en vaut la peine.
Car l'empathie que génèrent Sheldon, robot bibliothécaire et sa compagne "Crash Test Dummie" Sienna est aussi immédiate que paradoxale.
Nous ne sommes pas en présence de "jolis robots in love".
Ils sont concrets sans être réalistes, sexy sans être beaux, normaux sans être humains.
Le jeu remarquable des acteurs cachés derrière les disques durs, la maîtrise émotionnelle du réalisateur, l'esthétique à la fois trash et léchée, et le son de la ferraille lorsque les deux êtres se frôlent: c'est dans cet ensemble que réside la réussite de ce petit conte moderne, simple, touchant.

Et quand à la soirée qui a suivi, j'ai vu les fashionistas se battre littéralement pour des sushis, mépriser le personnel, ou défendre bec et ongles leur petit carré de Vie IP, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'une fois de plus, la réalité dépasse la fiction.

We are the robots...

Thank you, Spike.




last minute: Itshuta à juste titre qu'il sera visible sur ce site:


http://www.imheremovie.com/

2010-03-10

Sans laisser de traces: un film attachant sur fond de détachant.


J'ai envie de soutenir ce film pour plein de raisons.
Mais certainement pas parce que je fais une "mini mini mini apparition" dedans.
Ni bien entendu parce qu'on y voit Bruxelles sous un jour nouveau, et par conséquent toute une flopée de potes.
Allez-y et dites moi ce que vous en avez pensé @ stephanecustersdeprofil@gmail.com






Sans laisser de traces, de Grégoire Vigneron
scénario: Laurent Tirard et Grégoire Vigneron

Avec Benoît Magimel, François-Xavier Demaison, Julie Gayet, Léa Seydoux,Jean-Marie Winling, Stéphane De Groodt, André Wilms,Dominique Labourier...

Sorti ce 10 mars.

2010-03-09

Manu Thoreau:1968- 2000




Terrible! Quoi? Terrrriiiible...


Manu Thoreau, disparu prématurément il y a dix ans, a fait les beaux jours de la circulation sur Canal + Belgique à la fin des années 90.
Dans "Faux Contact", parodie de l'émission de sécurité routière belge, il stigmatisait par sa déroutante dérision les travers d'une société routinière où les usagers perdent souvent le contrôle de leur véhicule, au sens propre comme au figuré...

2010-03-08

Religion Cathodique: Un épisode neigeux


Il est toujours amusant de constater que les médias ont (parfois) le sens de la formule.
On découvre des mots, des expressions, qui tout à coup sont à la mode, et qu'on ne pratiquait que très rarement avant.
Du tarmac de Villacoublay aux QG de campagne, en passant par le centre de crise, nos envoyés spéciaux rivalisent d'avantage par leurs hideuses cravates que par l'originalité de leurs idiomes.
Et ces jours-ci, celui qui bat tout le monde à plates coutures, c'est le fameux "épisode neigeux".
Soyons clair: cet hiver il ne neige pas.
Il n'y a pas de neige.
Il n'y a pas d'averses de neige.
Non.
Nous connaissons, mes amis, un nouvel "épisode neigeux".
Et bizarrement, contrairement au dernier épisode de "Lost" ou à la nouvelle saison de "Dexter", on est pas sûr d'attendre celui-ci avec la plus grande impatience.
Mais cette emphase permanente de nos envoyés spéciaux a bien entendu pour but de dramatiser une actualité au cas où elle ne le serait pas déjà assez.
Un peu comme ce témoignage de l'automobiliste qui sur le chemin du travail "prend son mal en patience, parce que de toutes façons on a pas le choix".
Le journaliste: vous n'avez pas peu de perdre le contrôle de votre véhicule?
Willy: Euh...Si quand même un peu.
Ouf.
On a de la matière à faire trembler d'autre chose que de froid dans les chaumières.
On finira le reportage sur une note humoristique et plus légère avec des enfants qui font de la luge avenue Général Leclerc.
Allez, il nous reste un peu de temps pour le monde.

Pardon de malmener ainsi ceux qui se dévouent pour assurer la couverture (chauffante) d'une actualité (bouillante).
Si le seul le tronc est filmé, on imagine la douleur de ceux qui attendent l'heure du direct, les pieds transis de froid, dans cinq centimètres de neige.
Qui plus est quant on les force parfois à porter des improbables parkas de la chaîne.
Je comprends qu'on remercie les caméramen ou women qui eux, ne feront même pas la fierté de Mamy, les yeux rivés sur son poste.
Mais justement: à force de faire de l'info de proximité, tendance cataracte, celle-ci ne risque-t-elle pas de rétrécir notre champ de vision, voire de nous heurter en pleine face?

Ne vous méprenez pas: ce n'est pas le sort des autres qui m'indiffère, loin de là, mais c'est cette mise en scène qui m'irrite.
Le style, le ton, la forme, qui parfois masquent mal un besoin de sensationnel, de misérabilisme, qui a pour effet secondaire (et je n'ai pas dit volontaire) d'anesthésier nos esprits déjà enrhumés.
Une sorte de ronron sémantique.
Une berceuse informative.

Je sais, ma vision est quelque peu simpliste, mais justement parfois un peu de simplicité ne ferait pas de mal.
Et certains y arrivent très bien, d'où mon trouble.

Quoi qu'il en soit, on attend effectivement la suite de la saison, avec le fameux épisode du "redoux", celui de" Oui, Claire, ici je dois vous dire que l'ambiance est à la déception", suivis par "La contre-performance" , de "Trois départements sont encore ce soir sous vigilance orange" " Eh bien on n'en sait toujours pas plus mais je vous rappelle que des sources non-officielles font état d'importants dégâts matériels" et le final avec son cliffhanger : "Voilà tout ce qu'on pouvait dire ici".

Comment vous dire, j'ai hâte.

2010-02-27

César 2010: Ce que vous ne verrez pas


C'est chaque année pareil.
On sort les petits-fours de Picardie.
On sort son smoking ou sa robe de sa housse antimite.
On sort la bouteille de champagne qu'on a gardé du dernier 31.
Tout est en place.
Les services de sécurité sont à pied d'oeuvre depuis ce matin.
On a dressé l'enseigne sur la devanture du Chatelet.
Comme chaque année, je suis invité aux César (dans mes rêves).
Comme chaque année je regarderai la télé...

2010-02-26

Chatroulette: Faut-il vraiment en parler?



La question reste entière.
Pour tout vous dire, j'ai hésité toute la semaine.
En parler, relayer l'info, et polémiquer n'est-il pas participer au buzz?
Mais bon, comme à peu près tous les médias s'y sont mis cette semaine, je me dis qu'ils ont réfléchi à la question.
Ce n'est que c'est samedi dernier, autour d'un verre, au détour d'une conversation, qu'un pote m'en a parlé.
Deux heures plus tard, avec un ami, nous sommes donc allé faire un petit tour.
Et c'est exactement ce à quoi on s'attend, ce à quoi il fallait s'attendre.
A part une discussion avec un couple de retraités en Floride, une famille américaine dans son salon (avant le passage des maçons du coeur), et trois quatre personnes déguisées qui font "wazaaaaaaaa", ce qui est plutôt drôle, c'est une alternance de visages de mineurs, de gros cochons, et de petits oiseaux déjà sortis.
Moins drôle.
Beaucoup moins drôle, en fait.
Les images de mauvaise qualité (voir illustration) se succèdent, vu qu'on vous zappe la plupart du temps, vu que vous n'êtes ni déguisé, ni prêt à montrer vos "tits & boobs" à qui l'écrit sur une minable feuille en papier en guise de page d'accueil.
Minable, le mot est lâché.
C'est un peu la fin du monde, la misère.
La solitude que voulait vaincre ce jeune lycéen russe en créant un chat universel démontre en fait une fois de plus le contraire.
Si internet développe le social networking, il engendre inévitablement l'ultra moderne solitude.
Ce qui partait d'une utopie plutôt sympathique est très vite contaminé par le virus informatique: celui de ceux qui n'ont vraiment rien d'autre à faire.
Du militaire qui fait la guerre tout seul dans sa chambre au loser qui se croit drôle parce qu'il a mis une perruque, circulez, il n'y a rien à voir.
Si, entre adultes consentants, avec l'appui d'un outil de modération, l'idée de rencontrer des gens à l'autre bout du monde peut amuser deux minutes, même sans ses dérives, en fait, le principe lasserait très vite.
Et il y a fort à parier que cette roulette russe s'est déjà tiré une balle dans le pied.
Un peu comme une (mauvaise) émission de téléréalité.
On va voir ce que c'est.
Moi, en tout cas, c'est tout vu.
Mais de grâce, n'y allez pas, et évitez cela à vos enfants, ils n'apprendront rien sur le pistil et l'étamine qu'ils ne sachent déjà.
Si ça peut éviter à des ados de voir ce truc, alors ça valait la peine d'en parler...

2010-02-20

A Single Man: Sous toutes les coutures




L'avant première sur les Champs Elysées a déplacé tout les modeux de Paris.
Parmi eux, quelques stars anonymes: Karl, Kylie, Jean-Paul, Dita, Guillaume, Laetitia...
Et quand Tom Ford invite la sublime Julianne Moore et le très smart Colin Firth à le rejoindre sur scène, il ne prononce que quelques mots pour dire la chance qu'il a eu de pouvoir compter sur eux pour son premier film.
Et c'est vrai.
Car " A Single Man", librement adapté du roman de Christopher Isherwood, repose avant tout sur les épaulettes de l'acteur britannique, impressionnant dans le rôle de George, un enseignant qui peine à faire le deuil de son compagnon disparu dans un accident de voiture huit mois plus tôt.
On comprend très vite que George met en scène ce qui sera sa dernière journée sur terre.
L'époque des Sixties, et la pudeur très British de l'acteur (en course pour l'Oscar) conviennent parfaitement à ce portrait à la loupe. Au scalpel.
Sous toutes les coutures.
Et si parfois l'esthétique ultra léchée de Tom Ford semble diluer le propos et retarder le récit, l'équilibre est vite rétabli par le casting impeccable dans son ensemble.
Le réalisateur, dont c'est après tout le premier film, a su s'entourer.
La séquence du dîner entre George et son ex copine et meilleure amie Charley -Julianne Moore, égale à elle même mais en toujours mieux- est magnifique, dans tous les sens du terme.
La photo, l'esthétique, viennent alors sublimer le jeu des acteurs, l'encadrer, le ciseler.
Et il faut effectivement du talent pour arriver à ce degré de mise en scène.
Le reste du casting est à la hauteur, dont le jeune Nicolas Hoult, découvert dans "About a boy", même si je n'ai pas compris le pull en angora.
Les imperfections de ce film, comme certaines systématiques au niveau des couleurs, n'empêchent pas de trouver l'ensemble réussi, donnent en tout cas l'envie de lire le roman, et excitent la curiosité quant à la suite de la deuxième carrière (très prometteuse) de Mr Ford.
A Single Man est avant tout un film singulier, et on ne peut que s'en réjouir entre modeux, entre stars, ou entre anonymes...



















A Single Man, sortie le 24 Février 2010.

PS: Merci à Virginie pour la magnifique soirée.
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2010-02-13

Ne riez pas: C'est l'année du Tigre.


Bon ok, ok, je sais.
On vous avait dit que l'année du boeuf serait votre année (voir "Ne riez pas: c'est l'année du Boeuf).
Et force est de constater que c'est pas la joie en ce moment.
Mais bon, il faut dire que ce nouvel an qui tombe systématiquement en Février, quand tout le monde en a marre de l'hiver, alors qu'il nous reste encore un mois à tirer au bas mot.
Et comme cette année il neige partout, sauf à Vancouver, on peut se dire que seul les tigres blancs sortiront leurs pétards cette année pour fêter ça...

2010-02-05

Star Wars: Les fans de thon menacent (la pub interdite)




Luke, je suis thon père.


A chacun sa polémique.
Alors qu'aux Usa une pub contre l'avortement pendant le Super Bowl divise les Américains, ici c'est une publicité pour le thon, censée être diffusée sur M6 pendant l'intégrale de Star Wars, qui suscite la controverse.
En pleine polémique sur la pêche au thon rouge, elle a été jugée trop "dark side of the force" par le CSA.
Un budget colossal avait pourtant été investi dans cette pub à grand spectacle.
Et oui: C3P0 porte une culotte.
Voici donc en exclusivité la pub que vous ne verrez pas à l'antenne.
Merci à Itshuta pour ce document exceptionnel.





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2010-01-26

Mais où est donc Ornicar: Encore un peu de chantilly?



Les bons sentiments, c'est comme la chantilly.
Un peu, c'est léger comme l'air.
Un peu trop, c'est vite écoeurant.
Mais de temps en temps, quoi qu'on en dise, ça fait du bien par où ça passe.
Ou disons: j'ai du mal à m'en passer.
Or, parmi tous ces bons sentiments, il y en a un qui domine ma vie depuis quelque temps déjà, genre topping pour desserts réussis: j'ai nommé cette "bonne vieille amitié"...

2010-01-13

Religion Cathodique: les 2010 télé-commandements (part 1)


En ce début d'année, difficile de savoir ce que la télé nous a réservé.
Aussi, la tentation est grande de se tourner vers les prédictions des astrologues, voyants et autres médiums des médias.
Si certaines choses paraissent incontournables voire acquises, certains se hasardent à des pronostics plus téméraires.
Petit tour de manège pour ménagères d'au moins cinquante semaines à passer devant la télé...

2010-01-06

Ne riez pas: C'est l'Epiphanie




"Comme les Rois Mages, en Galilée, suivaient des yeux l'étoile du berger..." dit la chanson.
Trafic info et pneus neige si vous voulez mon avis.
Bon, bien sûr, Gaspard, Melchior et Balthazar sont arrivés bichonnés et ne sont pas venus les mains vides.
De l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Version 2010: un Din Vanh, une bougie parfumée et des huiles essentielles.
Mais on est en droit de se demander ce que ces trois Priscillas, rois du désert sont allés faire dans cette galette...

2010-01-02

Les Favis: les gestes qui sauvent


Si ça peut sauver des vies...


Les chiffres de 2009 sont alarmants.
On constate une hausse de 3% chez les accidentés de la mode.
Les Fashion Victims.
Les Favis comme je les appelle (voir Ne riez pas: C'est l'été).

Pour rappel, les Favis ce ne sont pas les gens qui travaillent dans la mode, non.
Ce ne sont pas ceux qui la font ou la défont.
Ce ne sont pas eux qui éditent les règles, ou qui les font respecter.
Les Favi, voyez vous, sont les usagers de la mode.
Qui suivent la mode.
D'un peu trop près.
Sans toutefois respecter les distances réglementaires.
Et ce en dépit de toutes les campagnes de prévention.
Un coup de frein et malheureusement l'accident est inévitable...

2009-12-31

2009: Lost in transition



Ce genre de choses arrive à tout le monde: se retrouver, par choix ou par la force des choses, dans une période de transition.
Notion un peu vague, à plus d'un titre.
Et qui sonne un peu comme l'heure de la visite médicale, version slip chaussettes.
La seule chose qu'on perçoive très nettement, c'est le changement.
Changement.
En voilà un drôle de mot.
Je veux dire, sur lequel je voudrais marquer une pause.

Le changement, et par extension, une période de changement, c'est exactement comme un panneau illisible.
On sait qu'il a des conséquences.
On n'est pas sûr de savoir lesquelles.
Car un changement qui s'opère (notez que les termes médicaux sont toujours utilisés quand il y a complications) vous met toujours dans un drôle d'état.
Vous emmène dans des lieux où vous n'avez pas forcément envie d'être.
Une salle d'attente , une zone de transit, un quai de gare, une salle des pas perdus, tous ces endroits avec du mobilier horrible, des courants d'airs et où il n'y a rien d'autre à faire que de lire "Public", "Le Monde 2" d' il y a 2 ans, "Modes et travaux", "Cheval, je t'aime" sans oublier évidemment "Point de vue, images du monde qui est autour de toi, que tu vois bien, mais sur lequel tu n'as aucune prise pour l'instant".

Cette période dite "de transition" est donc floue, comme un vol retardé ad libitum, un Eurostar bloqué dans le tunnel, ou une mauvaise photo de David Hamilton, l'érotisme en moins.
Car en fait d'érotisme, sur la photo, il y a juste une fenêtre donnant sur une plage déserte, avec un voile très tarte qui laisse pénétrer une lumière diffuse, un chapeau de paille qui vole et une voix dans les haut-parleurs qui dit: le petit Stéphane est attendu au centre d'accueil.
Mais en japonais.
Du coup, vous refermez le magazine et vous reprenez une gorgée de coca chaud acheté dans un arnaqueur automatique.
Et vous attendez.
Qu'on annonce votre vol, votre destination, l'heure de votre arrivée, et la température au sol.
Mais comme vous n'êtes pas une vache, du genre à regarder passer les trains, vous vous impatientez.
Et vous ruminez.
Quand pourrai-je dire: cette période de transition est bel et bien finie?
Quand est-ce que concrètement, je pourrai dire: ça y est, j'ai franchi le cap de Bonne Espérance?

Ras le bol de l'inconnu, je veux le dépliant avec les photos de la piscine à débordements!

Et pourtant voilà bien la clef de tout ce "Mystérieux Voyage de Marie-Rose et la chaussure qui vole à l'aveuglette".
L'inconnu.
En fait, vous êtes paumés parce que vous hésitez entre l'ascenseur et les escaliers, la nage ou le pédalo, la jupe courte ou le pantalon, le coup de téléphone ou celui de la panne, par peur de l'inconnu.
Alors, que paradoxalement, c'est justement ce dont vous mourrez d'envie.
Il est grand temps de ne plus attendre, de prendre des risques, d'accélérer le transit quitte à en chiner un peu (un n de trop).
Il grand temps de se retrousser les manches, le nombril et le reste, et de voguer en toute naïveté vers de nouvelles aventures trépidantes.
Hardi! Hardi!
Faites sonner les trompettes japonaises, je déclare toutes les périodes de transitions de tout le monde ajournées jusqu'à nouvel ordre.
Certes, certes, certes, je vous entends ricaner dans les haut-parleurs:
Tout ceci, j'aurais pu le lire dans un vieux numéro de "Psycho à deux euros" dans la salle d'attente de mon dermato, par exemple.
Mais sincèrement, après mûre réflexion, je n'ai pas que ça à faire... pas vous?

Bonne Année à tous.



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2009-12-23

Britanny: Tome 2 épisode 14 part one

Le dénouement est proche. Brit va bientôt pouvoir refaire surface.
Mais de nouvelles épreuves l'attendent encore en chemin... et nous aussi.
cliquez sur les pages.












2009-12-08

En boucle: Snow Patrol / Just Say Yes


I can feel your heatbeat thru my shirt...

Certains ont leur tube de l'été.
Voici mon tube de l'hiver.
Le tube qui me met de bonne humeur le matin quand dehors c'est l'éclipse permanente.
Qui m'hydrate les pores quand j'ai la peau qui tire...

2009-12-06

Amour, Guirlandes et Beurre Salé : +3



Cure de jouvence en Suisse (dites le dix fois très vite).

Il y a quatre saisons je postais le précédent volet de cette haletante saga.

Si certains se demandent pourquoi je prends ce temps de réflexion, je leur conseille de lire les trois premiers épisodes dans la même rubrique (colonne de droite).

Car en effet, il faut bien un an pouvoir tirer les conclusions d'une année. C'est mathématique.
Et comme si ça ne suffisait pas, la fin d' une décade.

Je suis donc en vie et en bonne santé, comme en témoigne cet autoportrait pris durant une cure en Suisse cet été.
Thermale. Une cure thermale.
Bref, revenons à notre décathlon...

2009-12-02

Question: Quand est-ce qu'on mange?


Chaque couvercle a son pot, disait la grand-mère bien veillante à sa petite-fille de 37 ans et demi.
Ma grand-mère aurait plutôt dit: songe à trouver un hobbie.
Mais admettons.
Le problème est qu'on est plus au temps des petites épiceries de quartier.
Nous sommes à l'ère des hypermarchés.
Du e-commerce.
Des pots et des couvercles, il y en a à tous les étages.
Il y a même des magasins de pots vintage.
Et des couvercles collectors...

2009-12-01

Breaking news: Brit against AIDS

Britanny, chanteuse:

"Comme je dis toujours, et jusqu' à preuve du contraire, il n'y a pas trente six solutions pour se préserver du Sida.
Mais il y en a une dans chaque emballage..."

2009-11-22

Britanny: Tome 2 épisode 12 deuxième partie

Pauvre Brit. Sa quête de vérité l'emmène dans des endroits peu recommandés pour une jeune fille.
Pourtant, les zones d'ombres se réduisent, l'étau se resserre et le dénouement est proche.
Même si, une fois de plus, les apparences sont trompeuses, la vérité nue ne va pas tarder à éclater...
Cliquez sur les pages:














2009-11-21

Coup de nez: 2012: mon C...L


Un inca dans le métro.

Vous savez que je n'aime pas les gros mots.
Mais aux gros maux, les gros remèdes.
Je n'en peux plus d'entendre parler de la fin du monde.
Surtout quand le mois de Novembre est aussi délicieux.
Et je ne parle pas que de la météo.
Mais sincèrement, ce n'est pas parce que trois mayas ont calculé avec leur boulier compteur en fèves, entre leur chimole du midi et leur sacrifice humain du soir, que le monde finirait en 2012, qu'on va se pourrir la vie pendant deux ans, non?
Comment dit-on NIET en maya?
Si un porte-avion doit vraiment raser un jour la Maison Blanche, de deux choses l'une:
Soit elle sera évacuée à temps.
Soit on s'en fout, CNN ne sera plus en mesure de nous montrer d'images du tout.

Je veux dire par là: à quoi sert, franchement, de se faire peur (ou de se rassurer?) en anticipant la fin d'une civilisation, alors que personne ne sait quand sonnera notre heure (à chacun), qu'on est pas capable de vivre ensemble et qu'on ne trie ses déchets qu'une fois par millénaire?
En fait quelle certitude avons nous?
Je ne vais pas, en plus de la grippe Aaaaaaaaaaaaaaaah, flipper à chaque fois que je croise un maya dans la ville?
Je ne vais tout de même pas me prosterner en implorant le ciel, à chaque fois qu'il chante "la Colegiala" dans le métro?
N'est-ce pas un peu facile de se dédouaner ainsi de tous les malheurs qui pourraient nous tomber dessus? (et je ne parle pas de comètes).
N'est- ce pas un peu lâche d'excuser ainsi par avance, toutes les erreurs que nous commettrons?
"De toutes façons, on s'en fiche, c'est bientôt la fin du monde." dira Raymond au 20h (si il y en a encore un).

Je cesse tout de suite ce prêchi-prêcha ridicule.
J'ai toujours détesté les donneurs de leçons, et les maths.
Ok, les Mayas étaient des élèves doués.
Ok, ils savaient jouer aux légos.
Ok, ils maîtrisaient l'art du cabaret.

Mais si la fin du monde est proche, je veux être hypermétrope.
Hypermétrope et joyeux.
Joyeux et incertain.
Incertain et vivant.
Vivant et ridicule.
Ridicule et nu, avec une plume où je pense.
Et jusqu'à preuve du contraire, je pense avec ma tête...