2009-06-26
2009-06-19
Jeu: OUPS! Vous avez demandé 56 étoiles?

Bon, comme d'hab un petit jeu pour perdre 5 minutes et rire 5 de plus.
Inspiré du fait divers (bidon?) de la jeune fille, Kimberly, qui demande trois étoiles à son tatoueur et se retrouve avec 56 trucs sur la tronche, voici le Kimberlyzer:
Have fun!
Model: Dim @ XXL Models agency
http://www.toputourworkon.com/kimberlizer/
par
stéphane custers
à
11:25 AM
2009-06-18
En boucle: Cocoon
Hellow!
Beaucoup de musique ce mois-ci et pour cause, ne dit-on pas: "En juin, écoute beaucoup de musique" ?
Non?
Bin, si.
Une merveille chassant l'autre, c'est "Chupee" qui chasse "On my way" dans la playlist "chansons qu'on est obligé d'écouter le matin sous peine de mettre le monde entier de mauvaise humeur".
Et c'est vrai qu'ils sont "chupee" ces deux là.
Le duo de chuppa chups fraise-chocolat nous invite ici au voyage, façon "gambadons tout nus sur de la mousse" (c'est une image, don't try this at home).
Le clip, entre "au revoir les enfants" (pour ceux qui se rappellent la scène des rochers), buddy longway (pour ceux qui s'en souviennent à part moi) et le voyage de chihiro (pour ceux qui l'auraient loupé) est un enchantement au sens premier du terme.
A enjoyer sans modération.
Question: La différence entre un pigeon?

Quelle est la différence entre un pigeon?
Cette phrase issue du "qui perd perd" de Coluche m'a frappé l'esprit tandis que je profitais d'un dimanche ensoleillé avec une copine dans un jardin de la capitale.
Un pigeon, pour ne pas le nommer, un pigeon, si , nommons le Marie-Eric, difficile de connaître le sexe d'un pigeon à l'oeil nu pour un ornithologue du dimanche comme moi, bref un pigeon, un pigeon c'est un pigeon, un pigeon s'est approché de moi, sans doute poussé par la faim.
Il faut que je vous dise que nous n'étions pas seul dans le parc.
De nombreux couples entamaient leur parade d'amour:
Oui, vas-y touche mes cheveux.
Enroule-moi avec mon cardigan comme si j'étais ta prisonnière.
Révisons nos cours couchés l'un sur l'autre façon sandwich au pastrami.
Pour certains, ce paso doble était à deux doigts de virer à la siesta crapulosa.
Caliente.
Bref, revenons à nos pigeons.
Oui je dis nos, car quand celui-ci foula le seuil de la couverture , je dis après l'en avoir chassé:
C'est la seule touche que je ferai cet après-midi.
Quelques jours plus tard, tandis que je loge chez une autre amie, c'est cette fois un défilé de pigeons qui m'est donné à voir.
Inlassablement, toutes les 2 min 34' environ, un pigeon vient se poser au même endroit sur sa terrasse, façon couloir aérien.
Et ça roucoule... nuisances sonores pour les riverains garanties.
Je ne tarde pas à découvrir que c'est le rendez-vous de speed dating pour les pigeons du quartier.
Ok, c'est bon, j'ai lu les signes venus du ciel, j'ai reçu le message.
Et en me comparant ainsi pour la deuxième fois en très peu de temps, à ce volatile polluant, je me suis mis à réfléchir à l'existence d'un pigeon.
La vie d'un pigeon, c'est très con.
Et je ne suis pas le seul à le dire.
Et résonnent alors les mythiques vers de Benoit Poelvoorde dans "C'est arrivé près de chez vous":
"Pigeon, oiseau à la grise robe, dans l'enfer des villes à mon regard tu te dérobes, tu es vraiment le plus agile."
C'est ce que je disais.
Croyez-moi ou pas, mais quelques jours plus tard, je suis au téléphone avec une autre amie (si vous comptez bien, j'en ai plusieurs), et tandis que je la félicite pour son travail de comédienne, un pigeon dépose avec fracas, une microscopique déjection sur mon t-shirt american apparel gris.... gris pigeon.
Je dis microscopique, car c'est manifestement un ricochet de fiante qui m'éclabousse.
Ce n'est donc pas une frappe chirurgicale en soit qui vient de m'atteindre, ce qui démontre en tout cas la puissance de feu de ces engins.
Je pense à un autre ami (comptez bien, interrogation écrite à la fin de l'heure) et à sa phobie avouée sur le sujet.
Une véritable guerre chimique urbaine.
Là, l'envie me prends de crier à la race pigeonnante entière, qui vient pourtant manifestement de m'épargner, que je ne fais pas partie de leur tribu, que je ne veux pas être coopté "pigeon d'honneur", que je suis un être humain qui ne rentrera JAMAIS dans l'ordre des columbidés.
Où je veux en venir?
Je sais pas trop.
Mais si il y avait une morale à cette "fablette", serait-elle que "rien ne sert de broyer du gris quand on cherche l'amour, qu'il ne faut pas regarder dans l'assiette du voisin, que l'usage du portable sous un arbre où est perché un pigeon est nuisible, lui aussi, que j'ai de la chance d'avoir beaucoup d'amis et qu'il faut parfois s'en prendre plein la gueule pour redevenir optimiste"?
Ca vous va?
Et puis d'abord: est-ce qu'un pigeon réfléchit?
par
stéphane custers
à
9:24 AM
Libellés : art de vivre, question
2009-06-15
Les Nouvelles Chroniques du Lapin Blanc: En grandes pompes...

Je ne sais pas vous (je sais par contre que ce que je vais dire est d'une banalité effrayante) mais parfois je me sens vraiment à côté de mes pompes.
Physiquement.
J'ai l'impression de chausser du 36 et de marcher dans du 42.
Je pédale dans la semoule, je patine dans la choucroute, je danse le tango dans le cassoulet, je fais des claquettes dans la bouillabaisse.
Pourquoi j'ai toujours un milliard de choses à faire, et je n'arrive qu'à en faire deux mille, voire deux par jour?
Je cours après ma vie (d'où mon auto-proclamation de "Lapin Blanc").
Et puisque ces derniers temps je relis mes proverbes, à force de de remettre au lendemain ce que j'aurais dû faire il y a quinze jours, les fins de semaine sont chargées.
Parce qu'en fait, le problème n'est pas que je ne fais rien.
Mais que du coup, je fais tout de travers.
Oui, oui, je vous entends: "à chaque jour suffit sa peine".
Mais je peine un peu plus chaque jour.
Et un jour ça risquerait de me faire de la peine.
Etant de nature résolument optimiste, je sais pourtant que je vais y arriver.
Je veux dire à mettre les compteurs à zéro.
Au moins pour 24h.
Mais alors je risque de sévèrement m'emmerder.
D'où l'idée de me rajouter des choses à faire en permanence, de ne pas perdre la cadence, de garder le rythme, et d'améliorer mon chrono et mes performances.
Je me rends compte , par conséquent que je suis une sorte de lièvre qui imiterait très bien la tortue, parce qu'il aurait relu la fable en buvant de l'aquarius sur la ligne de départ.
Vous me suivez?
Je veux dire: vous me précédez?
Dans mes moments de rare lucidité ou de lutte anti-procrastination , j'arrive donc à rayer l'ensemble de ma "To do list" en une heure, mais je mets cinq minutes, douze secondes et trois centièmes à la remplacer par une autre, fraîche comme la rosée du matin qui perle dans les sous bois, quand on fait son jogging matinal annuel.
Et dire qu'il y en a qui ont le temps de partir en vacances...
En même temps, certains ne se tracassent pas.
Tandis que j'écris ces lignes, j'entends résonner dans la rue, une sonnerie de téléphone qui date de 1958.
Si on a pas changé de téléphone depuis, c'est pas qu'on a pas eu le temps.
C'est qu'on s'en fout.
Le vrai luxe, quoi.
Bon, là dessus je file enlever mes vans pour enfiler mes running, histoire d'aller courir un peu, pour changer...
par
stéphane custers
à
2:43 PM
Libellés : art de vivre, lapin blanc
Le disque du mois: Empire of the Sun

Tout le monde sait que j'ai toujours aimé les déguisements.
Donc, quand un artiste ou un groupe tente de faire une percée affublé de vêtements improbables, je trouve à chaque fois l'entreprise louable en soi. Mais parfois ça ne suffit pas. Il suffit de taper "Eurovision" sur google pour s'en rendre compte.
Mais justement parfois il y a quelque chose sous le maquillage ou la coiffe ésotérique.
Voici donc les inclassables "Empire of the Sun", dont j'avais déjà publié la première vidéo, l'excellent "Walking on a dream".
C'est également le titre de l'album. Et la thématique principale de celui-ci. Les chansons et les instrumentaux s'égrainent comme les chapitres oniriques d'un film de science fiction à mi-chemin entre "The Empire strikes back", "Flash Gordon", "San Ku Kai", "The Dark Cristal" et "l'Âge de Cristal" en passant par "Priscilla, Queen of the desert".
Et justement le duo, formé par Luke Steel (celui qui a la marque du maillot sur le visage) et Nick Littlemore (celui qui a fait de l'intégral) est Australien.
Il n'y a que l'Australie qui pouvait donner naissance à ce mélange océanien entre les cultures asiatiques, européennes avec une touche d'Olivia Newton John qui aurait mangé du dingo au breakfast.
Ils revisitent tous les genres et les cultures, façon guide du routard pour incas en goguette au Népal.
Une sorte de parcours de parcours initiatique, un trekking musical aux influences sonores aussi variées qu'une carte du meilleur resto thaï de toute la galaxie.
Ce genre de mélange overkitsh pourra paraître indigeste pour certains, moi j'ai adoré.
Parce que sous le folklore, il y a de la dérision.
Mais aussi et surtout parce qu'on sent poindre dans la voix de Luke "Skywalker" Steel une mélancolie japonisante ou helvète, je ne sais plus...
Bon bin, je crois que là si j'en remets une couche, ça risque de faire un peu chargé.
Voici le clip de "Standing on the Shore", pour vous faire une meilleure idée...
Bon voyage...